Notre lettre 1406bis publiée le 26 August 2026

LE DILEMME

ENTRE LA PRÉSERVATION DE L'INTÉGRITÉ

SANS ÉQUIVOQUE DE LA FOI CATHOLIQUE

ET LA RECONNAISSANCE CANONIQUE PAR LE PAPE

UN TEXTE DE MGR ATHANASIUS SCHNEIDER

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L’AFFAIRE DES SACRES DANS LA FSSPX 

MGR SCHNEIDER INVITE À PRENDRE DE LA HAUTEUR


Mgr Schneider s’était exprimé à plusieurs reprises avant les sacres du 1er juillet, invitant le pape à la mansuétude et surtout à la compréhension de ce qui était en jeu et à la connaissance directe des personnes concernées. Puis, l’acte sacramentel étant posé, il a pris son temps pour réagir. Ce qu’il vient de faire le 17 août.

On remarquera que cette prise de position intervient alors que l’on voit se dessiner un mécontentement croissant de quelques hauts prélats devant le fait que se poursuit, en ce début de nouveau pontificat, la ligne du pontificat précédent : critiques contre les entraves à l’encontre de la liturgie traditionnelle (cardinal Müller, cardinal Sarah, cardinal Burke), contre la synodalité (cardinal Müller, cardinal Burke), contre la doctrine d’Amoris lætitia qu’on s’apprête à magnifier lors de son 10ème anniversaire (cardinal Burke). 

Et la voix de Mgr Schneider s’élève, demandant d’aller aux sources du mal : « Il convient également de ne pas sous-estimer l'ampleur de la crise actuelle de l'Église, mais de l'examiner avec honnêteté en remontant aux racines mêmes. » Et de préciser qu’elles sont dans le Concile et dans la réforme liturgique :

- « Certaines affirmations doctrinales vagues et ambiguës du concile Vatican II qui, au cours des soixante dernières années, ont semé la confusion ; c'est le cas, notamment, du relativisme doctrinal découlant de l'enseignement et de la pratique de l'œcuménisme et du dialogue interreligieux, lesquels ont contribué à ébranler la conviction que Jésus-Christ et son Église constituent l'unique voie de salut. »

- « Certaines défaillances doctrinales et rituelles de la réforme liturgique, marquée par des tendances protestantisantes, ont occulté la nature sacrificielle centrale de la messe ainsi que sa dimension christocentrique. »

C’est dans cette perspective que Mgr Schneider appelle à considérer les consécrations épiscopales autonomes de la FSSPX. Nous laissons le lecteur apprécier les affirmations prudentes et fortes de ce texte fort riche. Nous voulons seulement souligner un point, sur la charge pontificale : « Une telle crise extraordinaire peut entraîner une occultation ou une suspension temporaire du devoir principal du ministère pontifical, à savoir défendre et proclamer, sans ambiguïté, l’intégrité de la foi et de la liturgie catholiques. ». C’est au regard de cette occultation qu’il faut juger de l’existence d’un « schisme » de ceux qui « désobéissent » : « On ne saurait parler d’état de schisme formel tant que subsistent la foi surnaturelle au dogme de la primauté et de l’infaillibilité pontificales, ainsi que le désir de vivre dans une soumission concrète à l’autorité du Pape – même si, en raison d’une crise extraordinaire au sein de l’Église, cela ne peut, pour l’heure, être pleinement réalisé. »


LE DILEMME ENTRE LA PRÉSERVATION DE L'INTÉGRITÉ

SANS ÉQUIVOQUE DE LA FOI CATHOLIQUE

ET LA RECONNAISSANCE CANONIQUE PAR LE PAPE

MGR ATHANASIUS SCHNEIDER (1)


Il est utile de rappeler un épisode historique où un grand saint fut confronté au dilemme suivant : choisir entre préserver l'intégrité sans équivoque de la foi catholique et obtenir la reconnaissance canonique du pape. Ce saint était un Père de l'Église du IVe siècle, saint Athanase d'Alexandrie. En 357, le pape Libère, après avoir souscrit à une formule de foi ambiguë (omettant le terme doctrinal crucial de « consubstantiel »), ordonna à saint Athanase d'entrer en communion avec des évêques ariens et semi-ariens — des évêques avec lesquels le pape lui-même, sous la pression de l'empereur, était malheureusement entré en communion. Saint Athanase refusa d'obéir au pape ; en conséquence, ce dernier — selon le témoignage de saint Hilaire de Poitiers et d'autres sources historiques — l'excommunia, l'accusant de troubler la paix de l'Église. Bien qu'excommunié par le pape, saint Athanase continua de gouverner son diocèse d'Alexandrie et fit même preuve de compréhension à l'égard de la conduite regrettable du pape Libère. Toutefois, le pape saint Damase, successeur de Libère, témoigna sa reconnaissance à saint Athanase et le consulta sur les affaires concernant les évêques d'Orient. Le pape Libère fut le premier pape à ne pas être canonisé, tandis qu'Athanase fut non seulement canonisé, mais aussi proclamé Docteur de l'Église.

Aujourd'hui, saint Athanase serait considéré comme schismatique selon la définition du « schisme » figurant dans l'actuel Code de droit canonique, puisqu'il refusa d'être en communion avec des membres de l'Église (des évêques hérétiques ou semi-hérétiques) qui étaient canoniquement reconnus et donc soumis au pape.

Les consécrations épiscopales effectuées à Écône par la Fraternité Saint-Pie X (FSSPX) le 1er juillet 2026 illustrent également ce dilemme rare : celui de devoir choisir entre préserver l'intégrité sans équivoque de la foi catholique telle qu'elle a été enseignée par le Magistère au fil des siècles, et obtenir une reconnaissance canonique de la part du pape. Ce dilemme transparaît dans les conditions assorties à une éventuelle reconnaissance canonique de la FSSPX par le pape : celle-ci devrait accepter certaines ambiguïtés doctrinales récemment introduites (telles qu'elles apparaissent dans certains enseignements non définitifs du concile pastoral Vatican II ainsi que dans certaines affirmations et certains actes du Magistère post-conciliaire), et reconnaître non seulement la validité, mais aussi la justesse (la légitimité) du rite de la Nouvelle Messe — en dépit de son imprécision doctrinale et rituelle, qui marque une rupture manifeste avec le rite romain traditionnel.

En abordant cette question complexe, il est essentiel de garder une perspective mesurée, de clarifier la terminologie et de ne jamais perdre de vue le but véritable et ultime de l’Église ainsi que sa grande tradition ; car cette tradition remonte bien au-delà des siècles ou des décennies les plus récents. Ce faisant, il convient également de prendre en compte des situations analogues survenues lors des grandes crises de l’histoire de l’Église.

Deux dérives malsaines sont apparues au sein de l’Église au cours des derniers siècles, conduisant à une vision restreinte de la réalité : la tendance à considérer l’aspect juridique comme quasi absolu — le légalisme — et la tendance à absolutiser la personne du pape ainsi que l’obéissance qui lui est due — le papalisme. Le légalisme (l’attachement rigide à la lettre de la loi) et le papalisme (une obéissance indifférenciée et quasi absolue au pape) ont fini par primer sur l’exigence d’absence d’ambiguïté en matière de foi et de liturgie. Or, lors de chaque grande crise doctrinale de l’histoire de l’Église, la règle d’or consistait à éviter toute ambiguïté doctrinale ; ce fut le cas pour le pape Honorius Ier, dont les lettres doctrinalement ambiguës — publiées dans le cadre de son Magistère ordinaire — furent fermement condamnées par des papes ultérieurs et par trois conciles œcuméniques, malgré les tentatives de son deuxième successeur, le pape Jean IV, d’établir une forme d’herméneutique de la continuité.

De nos jours, il est largement affirmé au sein de l’Église qu’aucun conflit de conscience ne peut surgir entre l’obéissance au pape et la préservation de la pureté sans équivoque de la foi. Cela revient, en fin de compte, à accorder une telle valeur à l’obéissance au pape que l’on juge préférable d’accepter des ambiguïtés en matière de foi et de rites liturgiques plutôt que d’agir à l’encontre d’un ordre du pape — même si cet ordre est d’origine purement humaine et peut être entaché d’imperfections. Par ailleurs, une conception étroite de la communion — qu’il s’agisse de la communion avec le pape ou avec l’Église — a également vu le jour. L’obéissance au pape est perçue comme indissociable de la communion avec l’Église. Une telle vision risque d’élever l’obéissance au pape au même rang que l’obéissance à la révélation divine.

Il convient également de distinguer le droit positif — c’est-à-dire les normes disciplinaires édictées par l’autorité humaine de l’Église — de la Loi divine, à savoir les vérités de foi révélées par Dieu. Nul ne peut contredire la Loi divine tout en demeurant catholique. Toutefois, dans des circonstances véritablement exceptionnelles et rares, un catholique peut se voir contraint, en conscience, d’agir à l’encontre du droit positif, précisément afin de demeurer fidèles, sans compromis, à la Loi divine.

Les concepts mêmes de « schisme » et de « soumission » n’ont pas encore été pleinement clarifiés quant à leur application concrète et pratique. Le Code de droit canonique (canon 751) définit le schisme comme « le refus de soumission au Souverain Pontife ou de communion avec les membres de l’Église qui lui sont soumis ». En fait, une conception très restrictive du « schisme » et de la « soumission » a émergé dans l’histoire récente de l’Église, selon laquelle la désobéissance matérielle au Pape — quelle que soit l’intention — est pratiquement assimilée à un schisme formel.

Il convient également de garder à l’esprit ce qu’est l’état de schisme formel : il implique le rejet, par principe, de l’autorité pontificale par l’établissement d’une hiérarchie distincte — comme ce fut le cas pour l’Église orthodoxe grecque en 1054, puis pour les nombreux et divers groupes sédévacantistes jusqu’à nos jours. Toutefois, on ne saurait parler d’état de schisme formel tant que subsistent la foi surnaturelle au dogme de la primauté et de l’infaillibilité pontificales, ainsi que le désir de vivre dans une soumission concrète à l’autorité du Pape — même si, en raison d’une crise extraordinaire au sein de l’Église, cela ne peut, pour l’heure, être pleinement réalisé. Une telle crise extraordinaire peut entraîner une occultation ou une suspension temporaire du devoir principal du ministère pontifical, à savoir défendre et proclamer, sans ambiguïté, l’intégrité de la foi et de la liturgie catholiques.

Il en va de même pour le concept d'être « en communion » avec le pape. Pendant une très longue période, les ordinations épiscopales ont eu lieu sans l'intervention directe du pape, et les Églises particulières ainsi que les évêques exprimaient leur communion avec lui de diverses manières. Ce n'est que plus tard dans l'histoire de l'Église que les papes ont exigé que toute ordination épiscopale s'effectue avec un mandat pontifical. Pourtant, même après cette évolution, le droit canonique ne considérait pas les ordinations épiscopales illicites — c'est-à-dire celles accomplies contre la volonté du pape — comme des atteintes à l'unité de l'Église, comme des actes intrinsèquement schismatiques ou comme des actes intrinsèquement mauvais. Aujourd'hui encore, le Code de droit canonique en vigueur classe les ordinations épiscopales illicites parmi les délits relatifs à la célébration des sacrements ou les qualifie d'actes d'usurpation de charge.

En réalité, la norme exigeant un mandat pontifical pour les consécrations épiscopales relève du droit positif, et non du droit divin. Autrement, cette règle aurait été observée tout au long de l'histoire de l'Église, toujours, partout et par tous, sans exception. Certes, le mandat pontifical pour les consécrations épiscopales est ordinairement nécessaire ; il a été sagement institué afin de mieux garantir la soumission hiérarchique de l'épiscopat au pape.

Le caractère extraordinaire de la crise actuelle de l'Église se manifeste, en l'occurrence, par le fait qu'une communauté dont la caractéristique essentielle est le désir d'être fidèle au Pape — ce que revendique la Fraternité Saint-Pie X — se trouve confrontée à un choix tragique : soit obéir au Pape, et se voir ainsi contrainte d'accepter des aspects incertains et confus de la doctrine et de la liturgie ; soit désobéir au Pape sur un point d'une gravité extrême, tel que le sacre d'évêques, dans l'unique intention de préserver les moyens de transmettre la foi et la liturgie dans leur pleine intégrité — au service des âmes et, par là même, de l'Église tout entière, y compris de la papauté elle-même.

Il convient également de ne pas sous-estimer l'ampleur de la crise actuelle de l'Église, mais de l'examiner avec honnêteté en en remontant aux racines mêmes. Ces racines résident dans certaines affirmations doctrinales vagues et ambiguës du concile Vatican II qui, au cours des soixante dernières années, ont semé la confusion ; c'est le cas, notamment, du relativisme doctrinal découlant de l'enseignement et de la pratique de l'œcuménisme et du dialogue interreligieux, lesquels ont contribué à ébranler la conviction que Jésus-Christ et son Église constituent l'unique voie de salut. Par ailleurs, certaines défaillances doctrinales et rituelles de la réforme liturgique, marquée par des tendances protestantisantes, ont occulté la nature sacrificielle centrale de la messe ainsi que sa dimension christocentrique.

Saint John Henry Newman a formulé cette observation remarquable et opportune : « Les évêques, lorsqu’ils n’enseignent pas de manière formelle [*ex cathedra*], peuvent errer, comme nous voyons qu’ils l’ont fait au IVe siècle. Le pape Libère a pu signer une formule eusébienne [arienne] à Sirmium, tout comme la masse des évêques à Rimini ou ailleurs, et pourtant, malgré cette erreur, ils pouvaient demeurer infaillibles dans leurs décisions *ex cathedra* » (*Arians of the Fourth Century*, Londres 1876, p. 464). Ce que Mgr Rudolf Graber, évêque de Ratisbonne, affirmait il y a plus de cinquante ans caractérise encore davantage la situation actuelle de l’Église : « Ce qui s’est passé il y a plus de 1600 ans se répète aujourd’hui, mais avec deux ou trois différences : Alexandrie représente aujourd’hui l’Église universelle tout entière, dont la stabilité est ébranlée, et ce qui fut entrepris à l’époque par la force physique et la cruauté se déplace désormais sur un autre plan. L’exil est remplacé par la relégation dans le silence de l’indifférence, et la mise à mort par l’assassinat de la réputation » (*Athanasius and the Church of Our Time*, Édimbourg 1974, p. 23 ; original : *Athanasius und die Kirche unserer Zeit*, Abensberg 1973).

La FSSPX est pratiquement la seule communauté au sein de l’Église actuelle à attirer ouvertement l’attention sur les ambiguïtés doctrinales manifestes présentes dans certaines déclarations conciliaires et dans le rite de la Nouvelle Messe, réclamant une clarification sans équivoque et, si nécessaire, une modification, conformément au Magistère constant de l’Église. L’« herméneutique de la continuité » ou de la « réforme dans la continuité » — une approche en soi valable et utile — peut aussi devenir une sorte de « camisole de force », qui ne fait que masquer superficiellement les blessures causées par les ambiguïtés et la confusion doctrinales et liturgiques. En effet, le Saint-Siège exige une forme de raisonnement circulaire : tout serait en ordre, pour peu que l’on fournisse des efforts intellectuels suffisamment soutenus.

En fait, par son insistance inlassable sur la clarté de la doctrine et de la liturgie, la FSSPX rend un immense service à l’Église tout entière — un service d’une portée historique. Si le Saint-Siège prenait au sérieux cette position de la FSSPX — et reconnaissait, par ailleurs, les ambiguïtés objectives présentes dans certaines déclarations du concile Vatican II ainsi que dans le rite de la Nouvelle Messe —, cela marquerait le début de la fin pour le projet moderniste au sein de l’Église, projet qui a en réalité pris naissance il y a plus d’un siècle.

La crise actuelle entre le Saint-Siège et la FSSPX peut également être illustrée par la parabole suivante : un incendie se déclare dans une grande demeure. Le chef des pompiers n’autorise que l’emploi de nouvelles méthodes d’extinction, bien que celles-ci se soient révélées moins efficaces que les méthodes et outils anciens, éprouvés par l’usage. Un groupe de pompiers passe outre cet ordre, continue d’utiliser les méthodes ayant fait leurs preuves et recrute même de nouveaux pompiers — le tout en dépit de l’interdiction du chef — ; de fait, l’incendie est contenu en de nombreux endroits. Pourtant, ces pompiers sont qualifiés d’insoumis et de schismatiques, et sont sanctionnés pour cela.

Pour filer la métaphore : le chef des pompiers n'admet désormais dans ses rangs que les pompiers qui reconnaissent les nouvelles méthodes et se conforment au nouveau règlement de la caserne. Toutefois, face à l'ampleur de l'incendie, à la lutte acharnée pour le contenir et à l'inefficacité des méthodes officielles, d'autres intervenants agissent avec désintéressement — bravant l'interdiction du chef — ; ils apportent leur savoir-faire, leurs connaissances et leur bonne volonté, contribuant finalement à sauver la maison même que le chef peinait à protéger.

Le temps passe, le contexte historique évolue et un nouveau chef prend la relève ; il reconnaît les conséquences néfastes des nouvelles méthodes de lutte contre l'incendie. Non seulement il autorise à nouveau le recours aux anciennes méthodes, éprouvées de longue date, mais il en devient lui-même un ardent défenseur. Il reconnaît également la contribution des pompiers qui, jadis, avaient été incompris, sévèrement sanctionnés, mis au ban et exclus pour insoumission, et il les réintègre dans les rangs. En fin de compte, une fois ce grand bouleversement passé, ce qui avait été condamné comme un acte de désobéissance et de rébellion s'est révélé être un acte d'engagement désintéressé.

L'histoire révélera un jour si les paroles suivantes de saint Augustin s'appliquent à la situation actuelle concernant la FSSPX :

« Souvent, la Providence divine permet que même des hommes de bien soient chassés de la communauté du Christ par les séditions tumultueuses d'hommes charnels. Lorsqu'ils supportent patiemment cette injure ou ce tort pour le bien de la paix de l'Église, et qu'ils ne tentent aucune innovation relevant de l'hérésie ou du schisme, ils enseignent aux hommes comment servir Dieu avec une disposition véritable et une charité grande et sincère. L'intention de ces hommes est de revenir une fois le tumulte apaisé. Mais si cela n'est pas permis — soit parce que la tempête perdure, soit parce que leur retour risquerait d'en soulever une plus violente —, ils demeurent fermes dans leur résolution de rechercher le bien, même de ceux qui sont responsables des troubles et des agitations les ayant chassés. Ils ne forment pas de conventicules séparés, mais défendent jusqu'à la mort et soutiennent par leur témoignage la foi qu'ils savent être prêchée dans l'Église catholique. Le Père, qui voit dans le secret, les couronne dans le secret. Il semble que ce genre de chrétien soit rare, mais les exemples ne manquent pas. Ainsi, la Providence divine utilise toutes sortes d'hommes comme exemples pour la garde des âmes et pour l'édification de son peuple spirituel » (De vera religione, 6:11).

Ce que saint Athanase écrivit à ses frères évêques du monde entier, en pleine crise de foi extraordinaire, s'applique également à notre époque :

« Les canons et les décrets de l’Église n’ont pas été établis de nos jours ; ils nous ont été transmis, à juste titre et avec fermeté, par nos ancêtres. La foi, elle non plus, n’a pas pris naissance à notre époque ; elle nous est parvenue depuis le Seigneur par l’intermédiaire de ses disciples. Afin que les ordonnances conservées dans les Églises depuis les temps anciens jusqu’à nos jours ne se perdent pas à notre époque, et pour que le dépôt qui nous a été confié ne nous soit pas redemandé, réveillez-vous, frères — vous qui êtes les intendants des mystères de Dieu —, en voyant ces derniers désormais accaparés par des étrangers. » (Ep. encyclica, 1)

Dans sa Providence, Dieu écrit droit même avec des lignes qui, d’un point de vue purement juridique, semblent tortueuses. Puisse-t-Il hâter la venue de ce jour. Réjouissons-nous au milieu de la tribulation et disons : je crois en l’invincibilité de l’Église et de la Papauté, et je crois que le Saint-Siège brillera un jour à nouveau comme la Chaire de vérité aux yeux du monde entier.


Mgr Athanasius Schneider

[1] 17 août 2026, Déclaration de Mgr Athanasius Schneider, publiée par Diane Montagna’s Substract


 

THE DILEMMA BETWEEN PRESERVING THE UNAMBIGUOUS INTEGRITY

OF THE CATHOLIC FAITH

AND BEING CANONICALLY RECOGNIZED BY THE POPE

MGR. ATHANASIUS SCHNEIDER

 

THE CASE OF THE SSPX CONSECRATIONS

MGR. SCHNEIDER CALLS FOR A HIGHER AND BROADER PERSPECTIVE


Msgr. Schneider had already spoken out on several occasions before the consecrations of July 1st, urging the Pope to show meekness and, above all, to understand what was at stake and to meet directly with the persons concerned. Then, after the sacrament had been conferred, he took his time to react, but he finally did so on August 17th.

It is worth noting that this stance comes at a time of growing discontent among some high-ranking prelates regarding the fact that, at the beginning of this new pontificate, there is a continuation of the policies of the previous one: criticisms with respect to the obstacles to the traditional liturgy (Cardinal Müller, Cardinal Sarah, Cardinal Burke), to synodality (Cardinal Müller, Cardinal Burke), and to the doctrine of Amoris Laetitia, which is about to proclaim loudly its tenth anniversary (Cardinal Burke).

And Msgr. Schneider raises his voice, calling for an examination of the causes at the root of the problem: “One must also not overlook the full extent of the Church’s current crisis but rather view it honestly, tracing it back to its very roots”; and realizing that they may be found in the Council and in the liturgical reform:

- “certain vague and ambiguous doctrinal statements of the Second Vatican Council that, over the past sixty years, have sown confusion, such as doctrinal relativism stemming from the teaching and practice of ecumenism and interreligious dialogue, which have contributed to undermining the uniqueness of Jesus Christ and His Church as the only way to salvation”;

- “some doctrinal and ritual flaws of the liturgical reform with its Protestantizing tendencies have obscured the central sacrificial nature of the Mass and its Christocentric focus.”

It is from this perspective that Bishop Schneider invites us to consider the autonomous episcopal consecrations of the SSPX. We leave it to the reader to appreciate the prudent and forceful statements present in this rich text. We wish nonetheless to highlight one point regarding the papal office: “Such an extraordinary crisis in the Church can involve a temporary obfuscation or suspension of the chief duty of the papal ministry, namely, to defend and proclaim, unambiguously, the integrity of the Catholic faith and liturgy.” It is by taking into account this “obfuscation”, and in the light of it, that we may judge the existence of a "schism" among those who "disobey": "one cannot speak of a state of formal schism as long as the supernatural faith in the dogma of papal primacy and infallibility persists, along with the desire to live in concrete submission to papal authority — even if, due to an extraordinary crisis in the Church, this cannot for the time being be fully realized.”


THE DILEMMA BETWEEN PRESERVING THE UNAMBIGUOUS INTEGRITY

OF THE CATHOLIC FAITH

AND BEING CANONICALLY RECOGNIZED BY THE POPE

MGR. ATHANASIUS SCHNEIDER


It is helpful to recall a case in history where a great saint was faced with the following dilemma: the choice between preserving the unambiguous integrity of the Catholic Faith and being canonically recognized by the Pope. That saint was the fourth-century Church Father, St. Athanasius of Alexandria. In 357, Pope Liberius, after signing an ambiguous formula of faith (omitting the crucial doctrinal term “consubstantial”), commanded St. Athanasius to enter into communion with Arian and semi-Arian bishops — bishops with whom the Pope himself, under pressure from the Emperor, had unfortunately entered into communion. St. Athanasius refused to obey the Pope, whereupon the Pope, according to the witness of St. Hilary of Poitiers and other historical sources, excommunicated him, accusing him of troubling the peace of the Church. Despite being excommunicated by the Pope, St. Athanasius continued to govern his diocese in Alexandria and even showed understanding for the regrettable conduct of Pope Liberius. However, Pope St. Damasus, the successor of Pope Liberius, thanked St. Athanasius and consulted him on the affairs of the oriental bishops. Pope Liberius was the first pope not to be canonized, whereas Athanasius was not only canonized but declared a Doctor of the Church. 

Today St. Athanasius would be considered a schismatic according to the definition of “schism” in the current Code of Canon Law, since he refused to be in communion with members of the Church (heretic and semi-heretic bishops) who were canonically recognized and thus subject to the Pope. 

The episcopal consecrations carried out in Écône by the Society of Saint Pius X (SSPX) on July 1, 2026, are also an instance of this rare dilemma: of having to choose between preserving the unambiguous integrity of the Catholic Faith as it was taught by the Magisterium throughout the ages, or being canonically recognized by the Pope. This dilemma is evident in the conditions attached to the Pope’s canonical recognition of the SSPX: it must accept certain newly introduced doctrinal ambiguities (as reflected in some non-definitive teachings of the pastoral Second Vatican Council and in certain affirmations and acts of the post-conciliar Magisterium), and accept not only the validity but also the correctness (legitimacy) of the rite of the New Mass — despite its doctrinal and ritual vagueness, which marks a clear rupture with the traditional Roman Rite.

In treating of this complex matter, it is essential to maintain a sober perspective, clarify terminology, and keep before us the Church’s true and ultimate goal and great tradition; for that tradition reaches back far beyond recent centuries or decades. In doing so, one must also consider analogous situations from the major crises in the Church’s history.

There are two unhealthy developments within the Church over the past centuries that have led to a narrowed view of reality: the tendency to treat the legal aspect as quasi-absolute, i.e., legalism; and the tendency to absolutize the person of the Pope and obedience to him, i.e., papalism. Legalism, i.e., the rigid adherence to the letter of the law, and papalism, i.e., the undifferentiated and almost absolute obedience to the Pope, have come to be prioritized over the necessity for unambiguity in faith and liturgy. Yet during every great doctrinal crisis in the Church’s history, the iron rule was to avoid any kind of doctrinal ambiguity, as with Pope Honorius I, whose doctrinally ambiguous letters, issued as part of his ordinary Magisterium, were firmly condemned by later Popes and by three Ecumenical Councils, despite attempts by his second successor, Pope John IV, at a kind of hermeneutic of continuity.

In our own day, it is widely claimed within the Church that no conflict of conscience can arise between obeying the Pope and preserving the unambiguous purity of the faith. This ultimately means that obedience to the Pope is valued so highly that it is considered better to accept ambiguities in matters of faith and liturgical rites than to act against a Pope’s command — even though that command is only human and may be flawed. Furthermore, a narrow understanding of communion, whether with the Pope or with the Church, has likewise emerged. Obedience to the Pope is viewed as indistinguishable from communion with the Church. This risks elevating obedience to the Pope to the same level as obedience to God’s divine revelation. 

One must also distinguish between positive law — i.e. disciplinary laws enacted by human Church authority — and Divine Law, i.e. the truths of faith revealed by God. No one may contradict Divine Law and remain a Catholic. In truly extraordinary and rare circumstances, however, a Catholic may be required in conscience to act contrary to positive law, precisely in order to remain uncompromisingly faithful to Divine Law.  

The very concepts of “schism” and “submission” have not yet been fully clarified in their concrete, practical application. The Code of Canon Law (Canon 751) defines schism as “the refusal of submission to the Supreme Pontiff or of communion with the members of the Church subject to him.” In fact, a very narrow understanding of “schism” and “submission” has emerged in recent Church history, in which material disobedience to the Pope — regardless of intention — is virtually equated with formal schism. 

One must also bear in mind the state of formal schism, which signifies the rejection, in principle, of papal authority through the establishment of a separate hierarchy — as was the case with the Greek Orthodox Church in 1054, and later with the numerous and various sedevacantist groups down to our own day. However, one cannot speak of a state of formal schism as long as the supernatural faith in the dogma of papal primacy and infallibility persists, along with the desire to live in concrete submission to papal authority — even if, due to an extraordinary crisis in the Church, this cannot for the time being be fully realized. Such an extraordinary crisis in the Church can involve a temporary obfuscation or suspension of the chief duty of the papal ministry, namely, to defend and proclaim, unambiguously, the integrity of the Catholic faith and liturgy. 

The same applies to the concept of being “in communion” with the Pope. For a very long period, episcopal ordinations were carried out without the direct involvement of the Pope, and particular churches and individual bishops expressed their communion with him in various ways. Only later in the Church’s history did popes require every episcopal ordination to take place with a papal mandate. Yet even after that development, canon law did not regard illicit episcopal ordinations — that is, those performed against the will of the Pope — as offenses against the unity of the Church, as inherently schismatic acts, or as intrinsically evil. Even today, the current Code of Canon Law lists illicit episcopal ordinations among offenses concerning the celebration of the sacraments or classifies them as acts of usurpation of office. 

In fact, the norm requiring a papal mandate for episcopal consecrations is a matter of positive law, not Divine Law. Otherwise, this norm would have been observed throughout the entire history of the Church, always, everywhere, and by all, without exception. Of course, a papal mandate for episcopal consecrations is ordinarily necessary, and was wisely established to better ensure the hierarchical submission of the episcopate to the Pope.

The extraordinary nature of the current crisis in the Church is revealed, in the present case, by the fact that a community whose essential characteristic is the desire to be faithful to the Pope — and the Society of St. Pius X regards itself as such — faces a tragic choice: either obey the Pope, and thereby be forced to accept uncertain and unclear aspects of doctrine and liturgy, or disobey the Pope in a matter of grave importance, such as the consecration of bishops, with the sole intention of preserving the means to pass on the faith and the liturgy in their full integrity — as a service to souls, and thus to the entire Church, including the papacy itself.

One must also not overlook the full extent of the Church’s current crisis but rather view it honestly, tracing it back to its very roots. These roots lie in certain vague and ambiguous doctrinal statements of the Second Vatican Council that, over the past sixty years, have sown confusion, such as doctrinal relativism stemming from the teaching and practice of ecumenism and interreligious dialogue, which have contributed to undermining the uniqueness of Jesus Christ and His Church as the only way to salvation. Furthermore, some doctrinal and ritual flaws of the liturgical reform with its Protestantizing tendencies have obscured the central sacrificial nature of the Mass and its Christocentric focus. 

St. John Henry Newman made the following remarkable and timely observation: “Bishops, when not teaching formally [ex cathedra], may err, as we find did err in the fourth century. Pope Liberius might sign a Eusebian [Arian] formula at Sirmium, and the mass of bishops at Ariminum [Rimini] or elsewhere, and yet they might, in spite of this error, be infallible in their ex-cathedra decisions” (Arians of the Fourth Century, London 1876, p. 464). What the Bishop of Regensburg Mgr. Rudolf Graber stated more than fifty years ago, characterizes even more the current situation of the Church: “What happened over 1600 years ago is repeating itself today, but with two or three differences: Alexandria is today the whole Universal Church, the stability of which is being shaken, and what was undertaken at that time by means of physical force and cruelty is now being transferred to a different level. Exile is replaced by banishment into the silence of being ignored, killing by assassination of character” (Athanasius and the Church of Our Time, Edinburgh 1974, p. 23; original: Athanasius und die Kirche unserer Zeit, Abensberg 1973).

The SSPX is virtually the only community in the Church today that openly draws attention to the evident doctrinal ambiguities in certain conciliar statements and in the rite of the New Mass, calling for their unequivocal clarification and, if necessary, even amendment, in accordance with the constant Magisterium of the Church. The “hermeneutic of continuity” or of “reform in continuity” — an approach that is in itself valid and helpful — can also become a kind of “straitjacket,” one that merely covers over, cosmetically, the wounds caused by doctrinal and liturgical ambiguities and confusion. In effect, the Holy See requires a form of circular reasoning: that everything is in order, provided one makes sufficiently strenuous intellectual efforts. 

In fact, through its tireless insistence on clarity in doctrine and liturgy, the SSPX renders a great service to the entire Church — a service of historical value. If the Holy See were to take this stance of the SSPX seriously — and, moreover, acknowledge the objective ambiguities in certain statements of the Second Vatican Council and in the rite of the New Mass — it would mark the beginning of the end for the modernist project within the Church, which in fact began more than a hundred years ago.

The current crisis between the Holy See and the SSPX can also be illustrated by the following parable: A fire breaks out in a great house. The fire chief permits the use of only the new firefighting methods, even though these have proven less effective than the old, tested methods and tools. A group of firefighters defies this order, continues to use the tried-and-tested methods, and even recruits new firefighters — all despite the fire chief's prohibition — and indeed, the fire is contained in many places. Yet these firefighters are branded disobedient and schismatic and are punished for it.

To extend the parable further: the fire chief now admits only those firefighters who acknowledge the new methods and obey the new firehouse regulations. But given the sheer scale of the fire, the desperate struggle to contain it, and the insufficiency of the official methods, other helpers selflessly intervene — despite the fire chief’s prohibition — bringing skill, knowledge, and good intentions, and in the end helping to save the very house the fire chief was struggling to protect.

In time, historical circumstances shift, and a new fire chief emerges — one who recognizes the unfortunate effects of the new firefighting methods. He not only grants permission to use the old, tried-and-tested methods once again, but becomes their zealous champion himself. He also acknowledges the contribution of those firefighters who had once been misunderstood, harshly punished, treated as outcasts, and expelled as rebels — and welcomes them back into the ranks. In the end, once that great upheaval had passed, what had once been condemned as disobedience and rebellion was revealed to have been an act of selfless commitment.

History will one day reveal whether the following words St. Augustine apply to the current situation with the SSPX:

Often Divine providence permits even good men to be driven from the congregation of Christ by the turbulent seditions of carnal men. When for the sake of the peace of the Church they patiently endure that insult or injury, and attempt no novelties in the way of heresy or schism, they will teach men how God is to be served with a true disposition and with great and sincere charity. The intention of such men is to return when the tumult has subsided. But if that is not permitted because the storm continues or because a fiercer one might be stirred up by their return, they hold fast to their purpose to look to the good even of those responsible for the tumults and commotions that drove them out. They form no separate conventicles of their own, but defend to the death and assist by their testimony the faith which they know is preached in the Catholic Church. These the Father who seeth in secret crowns secretly. It appears that this is a rare kind of Christian, but examples are not lacking. So divine providence uses all kinds of men as examples for the oversight of souls and for the building up of his spiritual people” (De vera religione, 6:11).

What St. Athanasius wrote to his brother bishops throughout the world amid an extraordinary crisis of faith is applicable to our time as well: 

The canons and decrees of the Church were not given at the present day but were rightly and steadfastly transmitted to us from our forefathers. Neither had the faith its beginning at this time, but it came down to us from the Lord through His disciples. That therefore the ordinances which have been preserved in the churches from old time until now, may not be lost in our days, and the trust which has been committed to us be required at our hands, rouse yourselves, brethren, as being stewards of the mysteries of God, on seeing them now seized by aliens.” (Ep. encyclica, 1)

God, in His Providence, writes straight even with lines that, from a merely legal perspective, appear crooked. May He grant that this day come soon. Let us be joyful amid tribulation and say: I believe in the invincibility of the Church and of the Papacy, and I believe that the Holy See will one day shine forth again as the Cathedra of truth before the entire world.


 
 

IL DILEMMA TRA PRESERVARE L'INTEGRITA INEQUIVOCABILE DELLA FEDE CATTOLICA

ED ESSERE RICONOSCUITI CANONICAMENTE DAL PAPA

DI MONSIGNOR ATHANASIUS SCHNEIDER


 

IL CASO DELLE CONSACRAZIONI DELLA FSSPX

MONS. SCHNEIDER CHIEDE UNA PROSPETTIVA PIÙ ELEVATA E PIÙ AMPIA


Mons. Schneider si era già espresso in diverse occasioni prima delle consacrazioni del 1° luglio, esortando il Papa a mostrare mansuetudine e, soprattutto, a cercare una piena comprensione della posta in gioco e a incontrare direttamente le persone coinvolte. Poi, dopo la celebrazione del sacramento, si è preso del tempo per reagire. Lo ha fatto infine il 17 agosto.

Vale la pena notare che questa presa di posizione avviene in un momento di crescente malcontento tra alcuni prelati di alto rango riguardo al fatto che, all'inizio di questo nuovo pontificato, si assiste a una continuazione delle politiche del precedente: critiche agli ostacoli alla liturgia tradizionale (Cardinale Müller, Cardinale Sarah, Cardinale Burke), alla sinodalità (Cardinale Müller, Cardinale Burke) e alla dottrina di Amoris Laetitia, che sta per vedere esaltato il suo decimo anniversario (Cardinale Burke).

E Mons. Schneider alza la sua voce per chiedere un esame delle cause profonde del male: «Non deve essere ignorata nemmeno la piena portata della crisi attuale della Chiesa, ma contemplata con onestà, risalendo fino alle sue radici.» Precisando che queste si possono trovare nel Concilio e nella riforma liturgica:

- «certe affermazioni dottrinali vaghe e ambigue del Concilio Vaticano II che, negli ultimi sessant’anni, hanno seminato confusione, come il relativismo dottrinale derivato dall’insegnamento e dalla pratica dell’ecumenismo e del dialogo interreligioso, che hanno contribuito a minare l’unicità di Gesù Cristo e della sua Chiesa come unica via di salvezza»;

- «alcuni difetti dottrinali e rituali della riforma liturgica, con le sue tendenze protestantizzanti, hanno oscurato il carattere sacrificale centrale della Messa e la sua orientazione cristocentrica

È da questa prospettiva che Mons. Schneider ci invita a considerare le consacrazioni episcopali autonome della Fraternità Sacerdotale San Pio X. Lasciamo al lettore l’apprezzamento delle affermazioni prudenti e incisive contenute in questo testo così ricco. Vorremmo però sottolineare un solo punto riguardante l'ufficio papale: «Una crisi straordinaria della Chiesa può implicare un oscuramento o una sospensione temporanea del principale dovere del ministero papale, vale a dire difendere e proclamare inequivocabilmente l’integrità della fede e della liturgia cattoliche». È alla luce di questo «oscuramento» che va giudicata l'esistenza o meno di uno «scisma» da parte di coloro che “disobbediscono”: «non si può parlare di uno stato di scisma formale finché persiste la fede soprannaturale nel dogma del primato e dell’infallibilità papali, insieme al desiderio di vivere in sottomissione concreta all’autorità pontificia, anche se, a causa di una crisi straordinaria della Chiesa, questo non può realizzarsi pienamente per il momento.»


IL DILEMMA TRA PRESERVARE L'INTEGRITA INEQUIVOCABILE DELLA FEDE CATTOLICA

ED ESSERE RICONOSCUITI CANONICAMENTE DAL PAPA

DI MONSIGNOR ATHANASIUS SCHNEIDER


Risulta utile ricordare un caso della storia in cui un grande santo si trovò di fronte al seguente dilemma: scegliere tra preservare l’integrità inequivocabile della fede cattolica ed essere riconosciuto canonicamente dal Papa. Quel santo fu il Padre della Chiesa del IV secolo, sant’Atanasio di Alessandria. Nell’anno 357, papa Liberio, dopo aver firmato una formula di fede ambigua —che ometteva il termine dottrinale cruciale «consustanziale»—, ordinò a sant’Atanasio di entrare in comunione con vescovi ariani e semiariani, vescovi con i quali lo stesso Papa, sotto la pressione dell’imperatore, era purtroppo entrato in comunione. Sant’Atanasio si rifiutò di obbedire al Papa, dopo di che questi, secondo la testimonianza di sant’Ilario di Poitiers e altre fonti storiche, lo scomunicò, accusandolo di turbare la pace della Chiesa. Nonostante fosse stato scomunicato dal Papa, sant’Atanasio continuò a governare la sua diocesi di Alessandria e mostrò persino comprensione per la deplorevole condotta di papa Liberio. Tuttavia, papa san Damaso, successore di papa Liberio, ringraziò sant’Atanasio e lo consultò sugli affari dei vescovi orientali. Papa Liberio fu il primo Papa a non essere canonizzato, mentre Atanasio non solo fu canonizzato, ma fu dichiarato Dottore della Chiesa.

Oggi, sant’Atanasio sarebbe considerato scismatico secondo la definizione di «scisma» dell’attuale Codice di Diritto Canonico, poiché si rifiutò di essere in comunione con membri della Chiesa —vescovi eretici e semieretici— che erano riconosciuti canonicamente e, quindi, soggetti al Papa.

Le consacrazioni episcopali realizzate a Écône dalla Fraternità Sacerdotale San Pio X (FSSPX) il 1° luglio 2026 costituiscono anch’esse un esempio di questo raro dilemma: dover scegliere tra preservare l’integrità inequivocabile della fede cattolica così come è stata insegnata dal Magistero nel corso dei secoli, o essere riconosciuti canonicamente dal Papa. Questo dilemma risulta evidente nelle condizioni legate al riconoscimento canonico della FSSPX da parte del Papa: deve accettare certe ambiguità dottrinali introdotte recentemente —riflesse in alcuni insegnamenti non definitivi del Concilio Vaticano II pastorale e in determinate affermazioni e atti del Magistero postconciliare— e accettare non solo la validità, ma anche la correttezza —legittimità— del rito della nuova Messa, nonostante la sua vaghezza dottrinale e rituale, che segna una chiara rottura con il rito romano tradizionale.

Nel trattare questa complessa questione, è essenziale mantenere una prospettiva sobria, chiarire la terminologia e tenere presente il vero e ultimo fine della Chiesa e la sua grande Tradizione, poiché questa risale ben oltre gli ultimi secoli o decenni. Nel farlo, devono essere considerate anche situazioni analoghe delle grandi crisi della storia della Chiesa.

Durante gli ultimi secoli si sono verificati due sviluppi malsani all’interno della Chiesa che hanno condotto a una visione ristretta della realtà: la tendenza a trattare l’aspetto giuridico come quasi assoluto, cioè il legalismo; e la tendenza ad assolutizzare la persona del Papa e l’obbedienza a lui, cioè il papalismo. Il legalismo —l’adesione rigida alla lettera della legge— e il papalismo —l’obbedienza indifferenziata e quasi assoluta al Papa— hanno finito per avere la priorità sulla necessità di una chiarezza inequivocabile nella fede e nella liturgia. Tuttavia, durante tutte le grandi crisi dottrinali della storia della Chiesa, la regola di ferro fu evitare qualsiasi tipo di ambiguità dottrinale, come accadde con papa Onorio I, le cui lettere dottrinalmente ambigue, emesse come parte del suo Magistero ordinario, furono fermamente condannate da Papi successivi e da tre concili ecumenici, nonostante i tentativi del suo secondo successore, papa Giovanni IV, di realizzare una sorta di ermeneutica della continuità.

Ai nostri giorni si afferma ampiamente all’interno della Chiesa che non può sorgere alcun conflitto di coscienza tra obbedire al Papa e preservare la purezza inequivocabile della fede. Questo significa, in ultima analisi, che si concede all’obbedienza al Papa un valore così elevato che si considera preferibile accettare ambiguità in questioni di fede e nei riti liturgici piuttosto che agire contro un ordine del Papa, anche se quell’ordine è unicamente umano e può essere difettoso. Allo stesso modo, è emersa una comprensione ristretta della comunione, sia con il Papa che con la Chiesa. L’obbedienza al Papa è considerata indistinguibile dalla comunione con la Chiesa. Questo rischia di elevare l’obbedienza al Papa allo stesso livello dell’obbedienza alla rivelazione divina di Dio.

Deve anche distinguersi tra il diritto positivo —cioè le leggi disciplinari promulgate dall’autorità umana della Chiesa— e il Diritto Divino, cioè le verità di fede rivelate da Dio. Nessuno può contraddire il Diritto Divino e continuare a essere cattolico. Tuttavia, in circostanze veramente straordinarie ed eccezionali, un cattolico può essere costretto in coscienza ad agire contro il diritto positivo proprio per rimanere fedele, senza concessioni, al Diritto Divino.

Gli stessi concetti di «scisma» e «sottomissione» non sono ancora stati pienamente chiariti nella loro applicazione concreta e pratica. Il Codice di Diritto Canonico (canone 751) definisce lo scisma come «il rifiuto della sottomissione al Sommo Pontefice o della comunione con i membri della Chiesa a lui soggetti». Infatti, nella storia recente della Chiesa è emersa una comprensione molto ristretta dello «scisma» e della «sottomissione», in cui la disobbedienza materiale al Papa —indipendentemente dall’intenzione— è equiparata praticamente allo scisma formale.

Deve anche essere tenuto presente lo stato di scisma formale, che significa il rifiuto per principio dell’autorità papale mediante l’istituzione di una gerarchia separata, come accadde con la Chiesa ortodossa greca nel 1054 e, successivamente, con i numerosi e diversi gruppi sedevacantisti fino ai nostri giorni. Tuttavia, non si può parlare di uno stato di scisma formale finché persiste la fede soprannaturale nel dogma del primato e dell’infallibilità papali, insieme al desiderio di vivere in sottomissione concreta all’autorità pontificia, anche se, a causa di una crisi straordinaria della Chiesa, questo non può realizzarsi pienamente per il momento. Una crisi straordinaria della Chiesa può implicare un oscuramento o una sospensione temporanea del principale dovere del ministero papale, vale a dire difendere e proclamare inequivocabilmente l’integrità della fede e della liturgia cattoliche.

Lo stesso si applica al concetto di essere «in comunione» con il Papa. Durante un periodo molto prolungato, le ordinazioni episcopali furono realizzate senza l’intervento diretto del Papa, e le Chiese particolari e i vescovi individuali esprimevano la loro comunione con lui in modi diversi. Solo successivamente nella storia della Chiesa i Papi richiesero che ogni ordinazione episcopale avvenisse con mandato pontificio. Tuttavia, anche dopo questo sviluppo, il diritto canonico non considerò le ordinazioni episcopali illecite —cioè quelle realizzate contro la volontà del Papa— come delitti contro l’unità della Chiesa, come atti intrinsecamente scismatici o come atti intrinsecamente cattivi. Anche oggi, l’attuale Codice di Diritto Canonico include le ordinazioni episcopali illecite tra i delitti relativi alla celebrazione dei sacramenti o le classifica come atti di usurpazione di ufficio.

Infatti, la norma che richiede un mandato pontificio per le consacrazioni episcopali è una questione di diritto positivo, non di Diritto Divino. Altrimenti, questa norma sarebbe stata osservata lungo tutta la storia della Chiesa, sempre, ovunque e da tutti, senza eccezione. Naturalmente, un mandato pontificio per le consacrazioni episcopali è ordinariamente necessario ed è stato saggiamente stabilito per garantire meglio la sottomissione gerarchica dell’episcopato al Papa.

Il carattere straordinario dell’attuale crisi della Chiesa si manifesta, nel caso presente, nel fatto che una comunità la cui caratteristica essenziale è il desiderio di essere fedele al Papa —e la Fraternità San Pio X si considera tale— si trova di fronte a una scelta tragica: obbedire al Papa e vedersi così costretta ad accettare aspetti incerti e poco chiari della dottrina e della liturgia, o disobbedire al Papa in una questione di grave importanza, come la consacrazione di vescovi, con l’unica intenzione di preservare i mezzi per trasmettere la fede e la liturgia in tutta la loro integrità, come servizio alle anime e, quindi, a tutta la Chiesa, compreso lo stesso papato.

Non deve essere ignorata nemmeno la piena portata della crisi attuale della Chiesa, ma contemplata con onestà, risalendo fino alle sue radici. Queste radici si trovano in certe affermazioni dottrinali vaghe e ambigue del Concilio Vaticano II che, negli ultimi sessant’anni, hanno seminato confusione, come il relativismo dottrinale derivato dall’insegnamento e dalla pratica dell’ecumenismo e del dialogo interreligioso, che hanno contribuito a minare l’unicità di Gesù Cristo e della sua Chiesa come unica via di salvezza. Allo stesso modo, alcuni difetti dottrinali e rituali della riforma liturgica, con le sue tendenze protestantizzanti, hanno oscurato il carattere sacrificale centrale della Messa e la sua orientazione cristocentrica.

San John Henry Newman fece la seguente osservazione, notevole e opportuna: «I vescovi, quando non insegnano formalmente [ex cathedra], possono errare, come sappiamo che errarono nel IV secolo. Papa Liberio poté firmare una formula eusebiana [ariana] a Sirmio, e la massa dei vescovi ad Ariminum [Rimini] o altrove, e tuttavia, nonostante questo errore, poterono essere infallibili nelle loro decisioni ex cathedra» (Arians of the Fourth Century, Londra, 1876, p. 464).

Ciò che il vescovo di Ratisbona, monsignor Rudolf Graber, affermò più di cinquant’anni fa caratterizza ancora di più la situazione attuale della Chiesa: «Ciò che accadde più di 1.600 anni fa si ripete oggi, ma con due o tre differenze: Alessandria è oggi tutta la Chiesa universale, la cui stabilità sta venendo scossa, e ciò che allora fu realizzato mediante la forza fisica e la crudeltà è stato trasferito ora a un altro livello. L’esilio è sostituito dal bando al silenzio dell’essere ignorati, e l’assassinio dall’assassinio della reputazione» (Athanasius and the Church of Our Time, Edimburgo, 1974, p. 23; originale: Athanasius und die Kirche unserer Zeit, Abensberg, 1973).

La FSSPX è praticamente l’unica comunità della Chiesa attuale che richiama apertamente l’attenzione sulle evidenti ambiguità dottrinali di certe affermazioni conciliari e del rito della nuova Messa, reclamando il loro chiarimento inequivocabile e, se necessario, persino la loro modifica, in conformità con il Magistero costante della Chiesa. L’«ermeneutica della continuità» o della «riforma nella continuità» —un approccio valido e utile in sé stesso— può diventare anche una sorta di «camicia di forza» che si limita a coprire cosmeticamente le ferite causate dalle ambiguità e dalle confusioni dottrinali e liturgiche. Nella pratica, la Santa Sede esige una forma di ragionamento circolare: che tutto è in ordine purché si facciano sforzi intellettuali sufficientemente ardui.

In realtà, mediante la sua instancabile insistenza sulla chiarezza dottrinale e liturgica, la FSSPX presta un grande servizio a tutta la Chiesa, un servizio di valore storico. Se la Santa Sede prendesse sul serio questa posizione della FSSPX e, inoltre, riconoscesse le ambiguità oggettive esistenti in determinate affermazioni del Concilio Vaticano II e nel rito della nuova Messa, ciò segnerebbe l’inizio della fine del progetto modernista all’interno della Chiesa, che in realtà cominciò più di cento anni fa.

La crisi attuale tra la Santa Sede e la FSSPX può anche essere illustrata mediante la seguente parabola: si dichiara un incendio in una grande casa. Il capo dei pompieri permette di utilizzare unicamente i nuovi metodi di estinzione, anche se questi hanno dimostrato di essere meno efficaci dei vecchi metodi e strumenti già collaudati. Un gruppo di pompieri disobbedisce a questo ordine, continua a utilizzare i metodi collaudati e persino recluta nuovi pompieri, tutto ciò nonostante il divieto del capo, e, infatti, l’incendio viene contenuto in molti luoghi. Tuttavia, questi pompieri vengono tacciati di disobbedienza e scismatici e vengono puniti per questo.

Portando la parabola oltre: il capo dei pompieri ammette ora unicamente quei pompieri che riconoscono i nuovi metodi e obbediscono alle nuove norme della caserma dei pompieri. Ma, data l’enorme portata dell’incendio, la lotta disperata per contenerlo e l’insufficienza dei metodi ufficiali, altri aiutanti intervengono disinteressatamente —nonostante il divieto del capo dei pompieri— apportando abilità, conoscenze e buone intenzioni e, alla fine, aiutano a salvare la stessa casa che il capo dei pompieri cercava di proteggere.

Con il tempo, le circostanze storiche cambiano e appare un nuovo capo dei pompieri che riconosce gli sfortunati effetti dei nuovi metodi di estinzione. Non solo permette nuovamente l’uso dei vecchi metodi collaudati, ma egli stesso diventa loro fervente difensore. Riconosce altresì il contributo di quei pompieri che un tempo furono fraintesi, duramente puniti, trattati come emarginati ed espulsi come ribelli, e li accoglie nuovamente nelle file. Infine, una volta superata quella grande convulsione, ciò che un tempo fu condannato come disobbedienza e ribellione si rivela come un atto di dedizione disinteressata.

La storia rivelerà un giorno se le seguenti parole di sant’Agostino sono applicabili alla situazione attuale della FSSPX:

«Spesso la divina Provvidenza permette che anche uomini buoni siano espulsi dalla congregazione di Cristo dalle turbolente sedizioni di uomini carnali. Quando, per il bene della pace della Chiesa, sopportano pazientemente quell’oltraggio o ingiuria e non tentano alcuna novità in forma di eresia o scisma, insegneranno agli uomini come si debba servire Dio con una vera disposizione e con una carità grande e sincera. L’intenzione di tali uomini è tornare quando cesserà il tumulto. Ma se questo non è permesso perché continua la tempesta o perché il loro ritorno potrebbe suscitare un’altra ancora più feroce, mantengono fermo il loro proposito di cercare il bene anche di coloro che sono responsabili dei tumulti e delle commozioni che li hanno espulsi. Essi non formano conventicole separate proprie, ma difendono fino alla morte e sostengono con la loro testimonianza la fede che sanno viene predicata nella Chiesa cattolica. A questi, il Padre che vede nel segreto li corona segretamente. Sembra che questo sia un tipo raro di cristiano, ma non mancano esempi. Così, la divina Provvidenza utilizza ogni classe di uomini come esempi per la cura delle anime e per l’edificazione del suo popolo spirituale» (De vera religione, 6, 11).

Ciò che sant’Atanasio scrisse ai suoi fratelli vescovi di tutto il mondo in mezzo a una straordinaria crisi di fede risulta applicabile anche al nostro tempo:

«I canoni e i decreti della Chiesa non furono dati nel presente, ma ci furono trasmessi rettamente e fermamente dai nostri antenati. Neppure la fede ebbe il suo inizio in questo tempo, ma ci giunse dal Signore per mezzo dei suoi discepoli. Pertanto, affinché le disposizioni che sono state conservate nelle chiese dall’antichità fino ad ora non si perdano nei nostri giorni, e affinché non ci sia richiesto il deposito che ci è stato affidato, destatevi, fratelli, come amministratori dei misteri di Dio, vedendo che ora sono rapiti da estranei» (Ep. encyclica, 1).

Dio, nella sua Provvidenza, scrive diritto anche con linee che, da una prospettiva meramente giuridica, sembrano storte. Che Egli conceda che quel giorno arrivi presto. Rallegriamoci in mezzo alla tribolazione e diciamo: credo nell’invincibilità della Chiesa e del Papato, e credo che la Santa Sede tornerà un giorno a risplendere davanti al mondo intero come la Cattedra della verità.


 
 

EL DILEMA ENTRE PRESERVAR LA INTEGRIDAD INEQUIVOCA DE LA FE CATOLICA

Y SER RECONOCIDO CANONICAMENTE POR IL PAPA

POR MONSENOR ATHANASIUS SCHNEIDER



 

EL CASO DE LAS CONSAGRACIONES EN LA FSSPX

MONS. SCHNEIDER INVITA A ADOPTAR UNA PERSPECTIVA MÁS AMPLIA


Mons. Schneider ya se había pronunciado en varias ocasiones antes de las consagraciones del 1 de julio, instando al Papa a mostrar indulgencia y, sobre todo, a comprender lo que estaba en juego y a conocer directamente a las personas involucradas. Luego, una vez celebrado el sacramento, se tomó su tiempo para reaccionar. Finalmente lo hizo el 17 de agosto.

Cabe destacar que esta postura surge en un momento en que crece el descontento entre algunos prelados de alto rango ante el hecho que, en el inicio de este nuevo pontificado, persisten las políticas del pontificado anterior: críticas a los obstáculos a la liturgia tradicional (Cardenal Müller, Cardenal Sarah, Cardenal Burke), a la sinodalidad (Cardenal Müller, Cardenal Burke) y a la doctrina de Amoris Laetitia, que está a punto de celebrar su décimo aniversario (Cardenal Burke).

Y Mons. Schneider alza su voz, pidiendo un examen de las causas profundas del mal: «Es importante no subestimar la magnitud de la crisis actual en la Iglesia, sino examinarla con honestidad, remontándonos a sus orígenes». Y especifica que estos problemas radican en el Concilio y en la reforma litúrgica:

—«Ciertas declaraciones doctrinales vagas y ambiguas del Concilio Vaticano II han sembrado confusión durante los últimos sesenta años; esto es particularmente cierto en el caso del relativismo doctrinal derivado de la enseñanza y la práctica del ecumenismo y el diálogo interreligioso, que han contribuido a socavar la convicción de que Jesucristo y su Iglesia constituyen el único camino a la salvación».

—«Ciertas deficiencias doctrinales y rituales de la reforma litúrgica, marcadas por tendencias protestantes, han oscurecido la naturaleza sacrificial central de la Misa, así como su dimensión cristocéntrica».

Es desde esta perspectiva que Mons. Schneider invita a considerar las consagraciones episcopales autónomas de la FSSPX. Dejamos al lector la tarea de apreciar las prudentes y contundentes afirmaciones de este texto muy muy rico en contenido. Deseamos destacar un único punto respecto al oficio papal: «Una crisis tan extraordinaria puede llevar a un oscurecimiento o suspensión por un tempo del deber principal del ministerio papal, a saber, defender y proclamar, sin ambigüedad, la integridad de la fe y la liturgia católicas». Es a la luz de este oscurecimiento que debemos juzgar la existencia de un «cisma» entre quienes «desobedecen»: «No se puede hablar de un estado de cisma formal mientras subsista la fe sobrenatural en el dogma del primado e infalibilidad papal, junto con el deseo de vivir en sumisión concreta a la autoridad del Papa, incluso si, debido a una crisis extraordinaria en el seno de la Iglesia, esto no puede realizarse plenamente por el momento».


EL DILEMA ENTRE PRESERVAR LA INTEGRIDAD INEQUIVOCA DE LA FE CATOLICA

Y SER RECONOCIDO CANONICAMENTE POR IL PAPA

POR MONSENOR ATHANASIUS SCHNEIDER


Resulta útil recordar un caso de la historia en el que un gran santo se enfrentó al siguiente dilema: elegir entre preservar la integridad inequívoca de la fe católica y ser reconocido canónicamente por el Papa. Ese santo fue el Padre de la Iglesia del siglo IV san Atanasio de Alejandría. En el año 357, el papa Liberio, después de firmar una fórmula de fe ambigua —que omitía el término doctrinal crucial «consubstancial»—, ordenó a san Atanasio entrar en comunión con obispos arrianos y semiarrianos, obispos con los que el propio Papa, bajo la presión del emperador, había entrado desgraciadamente en comunión. San Atanasio se negó a obedecer al Papa, tras lo cual este, según el testimonio de san Hilario de Poitiers y otras fuentes históricas, lo excomulgó, acusándolo de perturbar la paz de la Iglesia. A pesar de haber sido excomulgado por el Papa, san Atanasio continuó gobernando su diócesis de Alejandría e incluso mostró comprensión hacia la lamentable conducta del papa Liberio. Sin embargo, el papa san Dámaso, sucesor del papa Liberio, agradeció a san Atanasio y le consultó sobre los asuntos de los obispos orientales. El papa Liberio fue el primer Papa que no fue canonizado, mientras que Atanasio no solo fue canonizado, sino declarado Doctor de la Iglesia.

Hoy, san Atanasio sería considerado cismático según la definición de «cisma» del actual Código de Derecho Canónico, ya que se negó a estar en comunión con miembros de la Iglesia —obispos herejes y semiherejes— que estaban reconocidos canónicamente y, por tanto, sujetos al Papa.

Las consagraciones episcopales realizadas en Écône por la Fraternidad Sacerdotal San Pío X (FSSPX) el 1 de julio de 2026 constituyen también un ejemplo de este raro dilema: tener que elegir entre preservar la integridad inequívoca de la fe católica tal como fue enseñada por el Magisterio a lo largo de los siglos, o ser reconocido canónicamente por el Papa. Este dilema resulta evidente en las condiciones vinculadas al reconocimiento canónico de la FSSPX por parte del Papa: debe aceptar ciertas ambigüedades doctrinales introducidas recientemente —reflejadas en algunas enseñanzas no definitivas del pastoral Concilio Vaticano II y en determinadas afirmaciones y actos del Magisterio posconciliar— y aceptar no solo la validez, sino también la corrección —legitimidad— del rito de la nueva Misa, a pesar de su vaguedad doctrinal y ritual, que marca una clara ruptura con el rito romano tradicional.

Al tratar esta compleja cuestión, es esencial mantener una perspectiva sobria, aclarar la terminología y tener presente el verdadero y último fin de la Iglesia y su gran Tradición, pues esta se remonta mucho más allá de los últimos siglos o décadas. Al hacerlo, también deben considerarse situaciones análogas de las grandes crisis de la historia de la Iglesia.

Durante los últimos siglos se han producido dos desarrollos malsanos dentro de la Iglesia que han conducido a una visión estrecha de la realidad: la tendencia a tratar el aspecto jurídico como cuasiabsoluto, es decir, el legalismo; y la tendencia a absolutizar la persona del Papa y la obediencia a él, es decir, el papalismo. El legalismo —la adhesión rígida a la letra de la ley— y el papalismo —la obediencia indiferenciada y casi absoluta al Papa— han llegado a tener prioridad sobre la necesidad de claridad inequívoca en la fe y la liturgia. Sin embargo, durante todas las grandes crisis doctrinales de la historia de la Iglesia, la regla de hierro fue evitar cualquier tipo de ambigüedad doctrinal, como ocurrió con el papa Honorio I, cuyas cartas doctrinalmente ambiguas, emitidas como parte de su Magisterio ordinario, fueron firmemente condenadas por Papas posteriores y por tres concilios ecuménicos, pese a los intentos de su segundo sucesor, el papa Juan IV, de realizar una especie de hermenéutica de la continuidad.

En nuestros días se afirma ampliamente dentro de la Iglesia que no puede surgir ningún conflicto de conciencia entre obedecer al Papa y preservar la pureza inequívoca de la fe. Esto significa, en última instancia, que se concede a la obediencia al Papa un valor tan elevado que se considera preferible aceptar ambigüedades en cuestiones de fe y en los ritos litúrgicos antes que actuar contra una orden del Papa, aunque esa orden sea únicamente humana y pueda ser defectuosa. Asimismo, ha surgido una comprensión estrecha de la comunión, tanto con el Papa como con la Iglesia. La obediencia al Papa se considera indistinguible de la comunión con la Iglesia. Esto corre el riesgo de elevar la obediencia al Papa al mismo nivel que la obediencia a la revelación divina de Dios.

También debe distinguirse entre el derecho positivo —es decir, las leyes disciplinarias promulgadas por la autoridad humana de la Iglesia— y el Derecho Divino, es decir, las verdades de fe reveladas por Dios. Nadie puede contradecir el Derecho Divino y seguir siendo católico. Sin embargo, en circunstancias verdaderamente extraordinarias y excepcionales, un católico puede verse obligado en conciencia a actuar contra el derecho positivo precisamente para permanecer fiel, sin concesiones, al Derecho Divino.

Los propios conceptos de «cisma» y «sumisión» todavía no han sido plenamente aclarados en su aplicación concreta y práctica. El Código de Derecho Canónico (canon 751) define el cisma como «el rechazo de la sujeción al Sumo Pontífice o de la comunión con los miembros de la Iglesia a él sometidos». De hecho, en la historia reciente de la Iglesia ha surgido una comprensión muy estrecha del «cisma» y de la «sumisión», en la que la desobediencia material al Papa —independientemente de la intención— se equipara prácticamente al cisma formal.

También debe tenerse presente el estado de cisma formal, que significa el rechazo por principio de la autoridad papal mediante el establecimiento de una jerarquía separada, como ocurrió con la Iglesia ortodoxa griega en 1054 y, posteriormente, con los numerosos y diversos grupos sedevacantistas hasta nuestros días. Sin embargo, no puede hablarse de un estado de cisma formal mientras persista la fe sobrenatural en el dogma del primado y la infalibilidad papales, junto con el deseo de vivir en sumisión concreta a la autoridad pontificia, aunque, debido a una crisis extraordinaria de la Iglesia, esto no pueda realizarse plenamente por el momento. Una crisis extraordinaria de la Iglesia puede implicar un oscurecimiento o suspensión temporal del principal deber del ministerio papal, a saber, defender y proclamar inequívocamente la integridad de la fe y de la liturgia católicas.

Lo mismo se aplica al concepto de estar «en comunión» con el Papa. Durante un periodo muy prolongado, las ordenaciones episcopales se realizaron sin la intervención directa del Papa, y las Iglesias particulares y los obispos individuales expresaban su comunión con él de diversas maneras. Solo posteriormente en la historia de la Iglesia los Papas exigieron que toda ordenación episcopal tuviera lugar con mandato pontificio. Sin embargo, incluso después de ese desarrollo, el derecho canónico no consideró las ordenaciones episcopales ilícitas —es decir, las realizadas contra la voluntad del Papa— como delitos contra la unidad de la Iglesia, como actos inherentemente cismáticos o como actos intrínsecamente malos. Incluso hoy, el actual Código de Derecho Canónico incluye las ordenaciones episcopales ilícitas entre los delitos relativos a la celebración de los sacramentos o las clasifica como actos de usurpación de oficio.

En efecto, la norma que exige un mandato pontificio para las consagraciones episcopales es una cuestión de derecho positivo, no de Derecho Divino. De lo contrario, esta norma habría sido observada a lo largo de toda la historia de la Iglesia, siempre, en todas partes y por todos, sin excepción. Por supuesto, un mandato pontificio para las consagraciones episcopales es ordinariamente necesario y fue sabiamente establecido para garantizar mejor la sumisión jerárquica del episcopado al Papa.

El carácter extraordinario de la actual crisis de la Iglesia se manifiesta, en el presente caso, en el hecho de que una comunidad cuya característica esencial es el deseo de ser fiel al Papa —y la Fraternidad San Pío X se considera a sí misma como tal— se enfrenta a una elección trágica: obedecer al Papa y verse así obligada a aceptar aspectos inciertos y poco claros de la doctrina y la liturgia, o desobedecer al Papa en una cuestión de grave importancia, como la consagración de obispos, con la única intención de preservar los medios para transmitir la fe y la liturgia en toda su integridad, como servicio a las almas y, por tanto, a toda la Iglesia, incluido el propio papado.

Tampoco debe ignorarse la magnitud completa de la crisis actual de la Iglesia, sino contemplarla con honestidad, remontándose hasta sus raíces. Estas raíces se encuentran en ciertas afirmaciones doctrinales vagas y ambiguas del Concilio Vaticano II que, durante los últimos sesenta años, han sembrado confusión, como el relativismo doctrinal derivado de la enseñanza y la práctica del ecumenismo y del diálogo interreligioso, que han contribuido a socavar la unicidad de Jesucristo y de su Iglesia como único camino de salvación. Asimismo, algunos defectos doctrinales y rituales de la reforma litúrgica, con sus tendencias protestantizantes, han oscurecido el carácter sacrificial central de la Misa y su orientación cristocéntrica.

San John Henry Newman hizo la siguiente observación, notable y oportuna: «Los obispos, cuando no enseñan formalmente [ex cathedra], pueden errar, como sabemos que erraron en el siglo IV. El papa Liberio pudo firmar una fórmula eusebiana [arriana] en Sirmio, y la masa de los obispos en Ariminum [Rímini] o en otros lugares, y sin embargo, a pesar de este error, podían ser infalibles en sus decisiones ex cathedra» (Arians of the Fourth Century, Londres, 1876, p. 464).

Lo que el obispo de Ratisbona, monseñor Rudolf Graber, afirmó hace más de cincuenta años caracteriza aún más la situación actual de la Iglesia: «Lo que ocurrió hace más de 1.600 años se repite hoy, pero con dos o tres diferencias: Alejandría es hoy toda la Iglesia universal, cuya estabilidad está siendo sacudida, y lo que entonces se llevó a cabo mediante la fuerza física y la crueldad se ha trasladado ahora a otro nivel. El exilio es sustituido por el destierro al silencio de ser ignorado, y el asesinato por el asesinato de la reputación» (Athanasius and the Church of Our Time, Edimburgo, 1974, p. 23; original: Athanasius und die Kirche unserer Zeit, Abensberg, 1973).

La FSSPX es prácticamente la única comunidad de la Iglesia actual que llama abiertamente la atención sobre las evidentes ambigüedades doctrinales de ciertas afirmaciones conciliares y del rito de la nueva Misa, reclamando su aclaración inequívoca y, si fuera necesario, incluso su modificación, de acuerdo con el Magisterio constante de la Iglesia. La «hermenéutica de la continuidad» o de la «reforma en la continuidad» —un enfoque válido y útil en sí mismo— puede convertirse también en una especie de «camisa de fuerza» que se limita a cubrir cosméticamente las heridas causadas por las ambigüedades y confusiones doctrinales y litúrgicas. En la práctica, la Santa Sede exige una forma de razonamiento circular: que todo está en orden siempre que se realicen esfuerzos intelectuales suficientemente arduos.

En realidad, mediante su incansable insistencia en la claridad doctrinal y litúrgica, la FSSPX presta un gran servicio a toda la Iglesia, un servicio de valor histórico. Si la Santa Sede se tomara en serio esta posición de la FSSPX y, además, reconociera las ambigüedades objetivas existentes en determinadas afirmaciones del Concilio Vaticano II y en el rito de la nueva Misa, ello marcaría el comienzo del fin del proyecto modernista dentro de la Iglesia, que en realidad comenzó hace más de cien años.

La crisis actual entre la Santa Sede y la FSSPX también puede ilustrarse mediante la siguiente parábola: se declara un incendio en una gran casa. El jefe de bomberos permite utilizar únicamente los nuevos métodos de extinción, aunque estos hayan demostrado ser menos eficaces que los antiguos métodos y herramientas ya probados. Un grupo de bomberos desobedece esta orden, continúa utilizando los métodos probados e incluso recluta nuevos bomberos, todo ello a pesar de la prohibición del jefe, y, de hecho, el incendio queda contenido en muchos lugares. Sin embargo, estos bomberos son tachados de desobedientes y cismáticos y son castigados por ello.

Llevando la parábola más lejos: el jefe de bomberos admite ahora únicamente a aquellos bomberos que reconocen los nuevos métodos y obedecen las nuevas normas del parque de bomberos. Pero, dada la enorme magnitud del incendio, la lucha desesperada por contenerlo y la insuficiencia de los métodos oficiales, otros ayudantes intervienen desinteresadamente —a pesar de la prohibición del jefe de bomberos— aportando habilidad, conocimientos y buenas intenciones y, al final, ayudan a salvar la misma casa que el jefe de bomberos trataba de proteger.

Con el tiempo, las circunstancias históricas cambian y aparece un nuevo jefe de bomberos que reconoce los desafortunados efectos de los nuevos métodos de extinción. No solo vuelve a permitir el uso de los antiguos métodos probados, sino que él mismo se convierte en su ferviente defensor. Reconoce asimismo la contribución de aquellos bomberos que en otro tiempo fueron incomprendidos, duramente castigados, tratados como marginados y expulsados como rebeldes, y los acoge nuevamente en las filas. Finalmente, una vez superada aquella gran convulsión, lo que en otro tiempo fue condenado como desobediencia y rebelión se revela como un acto de entrega desinteresada.

La historia revelará algún día si las siguientes palabras de san Agustín son aplicables a la situación actual de la FSSPX:

«A menudo la divina Providencia permite que incluso hombres buenos sean expulsados de la congregación de Cristo por las turbulentas sediciones de hombres carnales. Cuando, por el bien de la paz de la Iglesia, soportan pacientemente ese ultraje o injuria y no intentan ninguna novedad en forma de herejía o cisma, enseñarán a los hombres cómo debe servirse a Dios con una verdadera disposición y con una caridad grande y sincera. La intención de tales hombres es regresar cuando haya cesado el tumulto. Pero si esto no se permite porque continúa la tormenta o porque su regreso podría suscitar otra aún más feroz, mantienen firme su propósito de buscar el bien incluso de aquellos responsables de los tumultos y conmociones que los expulsaron. No forman conventículos separados propios, sino que defienden hasta la muerte y sostienen con su testimonio la fe que saben que se predica en la Iglesia católica. A estos, el Padre que ve en lo secreto los corona secretamente. Parece que este es un tipo raro de cristiano, pero no faltan ejemplos. Así, la divina Providencia utiliza toda clase de hombres como ejemplos para el cuidado de las almas y para la edificación de su pueblo espiritual» (De vera religione, 6, 11).

Lo que san Atanasio escribió a sus hermanos obispos de todo el mundo en medio de una extraordinaria crisis de fe resulta también aplicable a nuestro tiempo:

«Los cánones y decretos de la Iglesia no fueron dados en el presente, sino que nos fueron transmitidos recta y firmemente por nuestros antepasados. Tampoco tuvo la fe su comienzo en este tiempo, sino que nos llegó del Señor por medio de sus discípulos. Por tanto, para que las disposiciones que han sido conservadas en las iglesias desde antiguo hasta ahora no se pierdan en nuestros días, y para que no se nos reclame el depósito que nos ha sido confiado, despertad, hermanos, como administradores de los misterios de Dios, al ver que ahora son arrebatados por extraños» (Ep. encyclica, 1).

Dios, en su Providencia, escribe derecho incluso con líneas que, desde una perspectiva meramente jurídica, parecen torcidas. Que Él conceda que ese día llegue pronto. Alegrémonos en medio de la tribulación y digamos: creo en la invencibilidad de la Iglesia y del Papado, y creo que la Santa Sede volverá algún día a resplandecer ante el mundo entero como la Cátedra de la verdad.


 

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