Notre lettre 1323 publiée le 12 janvier 2026

UN ORDINARIAT TRADITIONNEL ?

NON MERCI !

CAR NOUS PREFERONS RESTER DANS LE REEL

D'UNE EGLISE PAROISSIALE ET DIOCESAINE

LES VEILLEURS POURSUIVENT
POUR LA 225ÈME SEMAINE
LEURS PRIÈRES POUR LA DÉFENSE
DE LA MESSE TRADITIONNELLE
DEVANT L'ARCHEVÊCHÉ DE PARIS
DU LUNDI AU VENDREDI
DE 13H À 13H30
10 RUE DU CLOÎTRE-NOTRE-DAME
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Chers Amis,

Avant le consistoire extraordinaire des cardinaux qui s’est tenu à Rome la semaine passée, le R.P. de Blignières a envoyé à quinze d’entre eux, intéressés par la question traditionnelle, un mémorandum en faveur de son idée désormais bien connue : solliciter l’érection d’une sorte de diocèse regroupant les fidèles et les communautés attachés à la liturgie traditionnelle.

Sans aucun esprit polémique à l’encontre de l’éminente figure du P. de Blignières, j’avais déjà critiqué cette idée dans un entretien rapporté par la Lettre 1117  de Paix liturgique du 15 octobre 2024, « Plutôt qu’un ordinariat pour les traditionalistes, nous voulons la liberté pour la messe traditionnelle ». 

Dans cette Lettre, je disais notamment : « S’il [l’ordinariat] s’ajoutait à ce qui existe déjà, comme l’Administration apostolique de Campos, pourquoi pas. […] Mais si l’ordinariat devait « chapeauter » tous les instituts, tous les prêtres et tous les fidèles traditionnels, soit en France, soit dans le monde entier, ce que les fidèles ont obtenu en un demi-siècle de Résistance serait définitivement gelé sans espoir d’une légitime et nécessaire extension. Quid des messes célébrées par les prêtres diocésains dans leurs paroisses, par exemple ? Or, c’est bien cela qui est le plus important pour une réintroduction de la messe tridentine dans le tissu même des diocèses, afin qu’elle redevienne ce qu’elle est en droit, non une concession, mais la messe de toute l’Église latine. Car, ne nous trompons pas, c'est le rétablissement de l'usus antiquior dans toutes les paroisses de l'Eglise latine qui est notre objectif en réponse à l'énorme demande des fidèles que nous avons pu constater dans tous les pays, dans tous les diocèses et mêmes dans toutes les paroisses y compris là ou ces demandes n'ont même pas été écoutées. »

Je rajouterai aujourd’hui qu’il faut prendre la mesure exacte de la situation présente et considérer, comme je vous le disais la semaine dernière, le contexte réel dans lequel s’est tenu ce consistoire. Nous ne sommes plus à l’époque de Jean-Paul II et de Benoît XVI, avec la Commission Ecclesia Dei. Le pape et la Curie vivent dans un autre monde que le nôtre, où la question traditionaliste se pose au mieux dans le cadre du « programme » sur lequel a été élu Léon XIV en mai dernier : apaisement de l’Église, tout en restant dans la ligne François. Il est probable que la liturgie traditionnelle bénéficiera d’un plus grand libéralisme dans les faits, mais selon toute vraisemblance sans publication de texte, ni déclaration de principe. C’est d’ailleurs certainement préférable. 

En clair, les traditionnels doivent redescendre sur terre. Mais il faut aussi aider ceux qui détiennent le pouvoir pastoral, à Rome comme dans les diocèses, à faire de même. Je ne cesse de répéter qu’il y a un évident décalage entre les orientations et les préoccupations des pasteurs et celles des fidèles qui fréquentent encore les paroisses, au moins dans les pays occidentaux. Dans un paysage ecclésial de plus en plus ravagé, les diocèses de France deviennent des sortes de déserts religieux : églises fermées, finances dans le rouge, clergé vieilli et de moins en moins nombreux, comme les fidèles des assemblées paroissiales. Ces fidèles d’esprit majoritairement classique, bien que marqués et transformés par un demi-siècle de pastorale libérale, engendrent un jeune clergé à leur image, au sein duquel refleurissent des soutanes.

Il est probable que les nominations épiscopales seront grisâtres, à l’image des premières du pontificat, mais à tendance plus libérale qu’idéologique, car plus personne ne croit vraiment aux « grands récits » progressistes. Quant à la liturgie traditionnelle – dont notre but ultime est de la voir récupérer son statut de liturgie « normative », pour parler comme les réformateurs d’après le Concile –, elle peut profiter de ce climat fait de libéralisme des pasteurs, non par conviction mais par la force des choses, et de classicisme des fidèles.

Les chiffres le disent, et je répète. En ce qui concerne les fidèles : 33% des pratiquants qui vont à la messe tous les dimanches n’ont rien contre la messe en latin, 9% disent que la messe tridentine est leur messe préférée, 25% qu’ils aiment aussi bien l’une que l’autre, 67% n’ont rien contre le rite tridentin (enquête Ifop publiée le 11 décembre 2025 par La Croix). Et en ce qui concerne les prêtres : 42% des 766 prêtres interrogés estiment qu’il est prioritaire de « faire la paix liturgique et de régler de façon apaisée et durable les querelles et incompréhensions avec le monde traditionnel » (enquête Ifop pour l’Observatoire Français du Catholicisme publiée le 6 novembre).

Ce n’est pas le temps de penser la vie de la liturgie traditionnelle comme devant s’enfermer derrière les murs d’une structure protectrice, mais au contraire d’élargir sa présence paroissiale, à la manière d’un levain dans la pâte, comme on disait à l’époque de l’Action catholique, et de multiplier les demandes auprès des prêtres. 

La nouvelle messe dominicale, qui est dite à Paris par un prêtre du diocèse aux Armées dans l’église du Val-de-Grâce, réjouit les veilleurs, qui continuent leurs prières, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, du lundi au vendredi, de 13h à 13h 30, à Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, dans le XIXe, le mercredi et le vendredi à 17h, devant Notre-Dame du Travail, dans le XIVe, le dimanche à 18h 15.

En union de prière et d’amitié. 

Christian Marquant


Echos de Veille : Trois dames d’un certain âge s’arrêtent devant nous et nous questionnent « Qu’appelez-vous messe traditionnelle ? » Je leur réponds " c’est la messe d’autrefois à genoux en silence avec le pretre et les fideles vers le seigneur » L’une réponds aussitôt "mais c’est la messe en latin ? mais moi je ne connais pas le latin ...» avant que nous ayons à répondre son amie le fait à notre place « Mais enfin rappelle-toi les lectures étaient en français et nous avions nos missels » et la troisième de s’engager dans la conversation "Aujourd’hui c’est du n’importe quoi et une grande pagaille les gens communient sans même se confesser » et les voilà de nos saluer en disant « Vous avez raison continuez Bon courage et Bonne année » 


 

A TRADITIONAL ORDINARIAT?

NO, THANK YOU

LET’S STAY CLOSE TO REALITY!

225th WEEK: THE SENTINELS CONTINUE THEIR PRAYERS
FOR THE DEFENSE OF THE TRADITIONAL MASS
IN FRONT OF THE ARCHDIOCESE OF PARIS
 

Before the extraordinary consistory of cardinals held in Rome, last week, Father de Blignières sent a memorandum to fifteen of them who show a particular interest in the traditional question, supporting his well-known idea: the request to establish a kind of diocese encompassing the faithful and communities attached to the traditional liturgy.

Without intending to be controversial toward the eminent figure of Father de Blignières, I had already criticized this idea in an interview published in Letter 1117 of Paix Liturgique, dated October 15, 2024: “More than an ordinariate for traditionalists, we want freedom for the traditional Mass.”

In that letter, I also said, among other things: “If [the Ordinariate] were added to what already exists, such as the Apostolic Administration of Campos, why not? […] But if the Ordinariate were to take it upon itself to supervise all the institutes, all the priests, and all the traditional faithful, both in France and throughout the world, what the faithful have gained in half a century of Resistance would be definitively frozen, without hope of a legitimate and necessary extension. What about the Masses celebrated by diocesan priests in their parishes, for example? Yet this is precisely what is most important for the reintroduction of the Tridentine Mass into the very fabric of the dioceses, so that it may once again be what it is by right: not a concession, but the Mass of the entire Latin Church. For let us not be mistaken, our goal is the restoration of the usus antiquior in all the parishes of the Latin Church, in response to the enormous demand of the faithful that we have observed in every country, in every diocese, and even in every parish, even in those where these requests have not even been heeded.

Today I would add that we must have a clear understanding of the current situation and consider, as I told you last week, the actual context in which this consistory was held. We are no longer in the era of John Paul II or Benedict XVI, with the Ecclesia Dei Commission. The Pope and the Curia live in a quite different world than ours, where the traditionalist question is best addressed within the framework of the "program" on which Leo XIV was elected last May: appeasement of the Church, while remaining in harmony with Francis. It is likely that the traditional liturgy will benefit from greater liberalization in practice, but in all probability without the publication of any text or declaration of principles. Which is actually preferable.

In short, the traditionalists must get down to earth. But we must also help those who hold pastoral power, both in Rome and in the dioceses, to do the same. I keep saying that there is a clear disconnect between the orientations and concerns of the pastors and those of the faithful who still attend Mass in parishes, at least in Western countries. In an increasingly devastated ecclesiastical landscape, the dioceses of France are becoming a kind of religious desert: closed churches, dwindling finances, an aging and shrinking clergy, as well as an equally decreasing number of parishioners. These faithful, predominantly classical in spirit, though marked and transformed by half a century of liberal pastoral care, are producing a young clergy in their own image, among whom the cassocks are once again flourishing.

It is likely that the episcopal appointments will be rather mediocre, like the first ones of this pontificate, but with a more liberal than ideological leaning, since no one really believes in the grand progressive narratives anymore. As for the traditional liturgy—whose ultimate goal is to regain its status as the "normative" liturgy, to use the term employed by the post-conciliar reformers—it can benefit from this climate of classicism among the faithful and liberalism among pastors, not out of conviction, but out of necessity.

The figures speak for themselves, and I shall mention them again. Regarding the faithful: 33% of practicing Catholics who attend Mass every Sunday do not object to the Latin Mass, 9% say that the Tridentine Mass is their favorite, 25% say that both are equally appreciated, and 67% do not object to the Tridentine Rite (Ifop survey published on December 11, 2025, by La Croix). And regarding the priests: 42% of the 766 priests surveyed consider it a priority "to achieve liturgical peace and resolve all quarrels and misunderstandings with the traditional world in a peaceful and lasting way" (Ifop survey for the French Observatory of Catholicism, published on November 6).

This is not the time to think of the life of the traditional liturgy as something that should be confined behind the walls of a protective structure, but rather to expand its presence in the parishes, like leaven in dough, as was said in the days of Catholic Action, and to address increasing requests for the traditional mass to the clergy.

The new Sunday Mass, celebrated in Paris by a priest from the Diocese of the Armed Forces at the Val-de-Grâce church, delights the sentinels, who continue their prayers at 10 rue du Cloître-Notre-Dame, Monday through Friday, from 1:00 to 1:30 p.m.; at Saint-Georges de La Villette, at 114 Avenue Simon Bolivar, on Wednesdays and Fridays at 5:00 p.m.; and in front of Notre-Dame du Travail, on Sundays at 6:15 p.m.

Echoes of the Vigil: Three elderly ladies stopped in front of us and asked us: "What do you mean by 'traditional' Mass?" We replied: "It's the old Mass, kneeling in silence and looking at the Lord." One immediately responded: "But isn't that the Latin Mass? But I don't know Latin." Before we could answer, her friend spoke for us: "But don’t you remember? The readings were in French, and, in any case, we had always our missals." And a third lady joined the conversation: "These days it's chaos and a huge uproar; people take communion without even going to confession." And then they greeted us, saying: "You're right, don’t stop. Lots of courage and a happy new year."


 
 

UN ORDINARIATO TRADIZIONALE?

NO GRAZIE !

BISOGNA PERÒ RESTARE VICINI ALLA REALTÀ!

225ª SETTIMANA: LE SENTINELLE CONTINUANO LA LORO PREGHIERA
PER LA DIFESA DELLA MESSA TRADIZIONALE
DAVANTI ALL'ARCIDIOCESI DI PARIGI
 

Prima del concistoro straordinario dei cardinali tenutosi a Roma, la scorsa settimana, Padre de Blignières ha inviato un memorandum a quindici di loro interessati alla questione tradizionale, sostenendo la sua nota idea: chiedere l'istituzione di una sorta di diocesi che comprenda i fedeli e le comunità legati alla liturgia tradizionale.

Senza voler essere polemico nei confronti dell'eminente figura di Padre de Blignières, avevo già criticato questa idea in un'intervista pubblicata nella Lettera 1117 di Paix Liturgique, datata 15 ottobre 2024: "Più che un ordinariato per i tradizionalisti, vogliamo libertà per la Messa tradizionale".

In quella lettera, affermavo, tra altre cose: "Se [l'Ordinariato] si aggiungesse a ciò che già esiste, come l'Amministrazione Apostolica di Campos, perché no?" […] Ma se l'Ordinariato si assumesse la responsabilità di supervisionare tutti gli istituti, tutti i sacerdoti e tutti i fedeli tradizionali, sia in Francia che nel mondo, ciò che i fedeli hanno guadagnato in mezzo secolo di Resistenza verrebbe definitivamente congelato, senza speranza di una legittima e necessaria estensione. Che dire, ad esempio, delle Messe celebrate dai sacerdoti diocesani nelle loro parrocchie? Eppure, è proprio questo che conta di più per la reintroduzione della Messa tridentina nel tessuto stesso delle diocesi, affinché torni a essere ciò che è di diritto: non una concessione, ma la Messa dell'intera Chiesa latina. Perché non ci illudiamo, il nostro obiettivo è il ripristino dell'usus antiquior in tutte le parrocchie della Chiesa latina, in risposta all'enorme richiesta dei fedeli che abbiamo riscontrato in ogni Paese, in ogni diocesi e persino in ogni parrocchia, anche in quelle in cui queste richieste non sono state nemmeno ascoltate.

Oggi aggiungerei che dobbiamo avere una chiara comprensione della situazione attuale e considerare, come vi ho detto la settimana scorsa, il contesto concreto in cui si è tenuto questo concistoro. Non siamo più nell'era di Giovanni Paolo II o di Benedetto XVI, con la Commissione Ecclesia Dei. Il Papa e la Curia vivono in un mondo tutt’altro che il nostro, dove la questione tradizionalista viene affrontata al meglio nel quadro del "programma" con cui Leone XIV è stato eletto lo scorso maggio: l'appeasement della Chiesa, pur rimanendo in sintonia con Francesco. È probabile che la liturgia tradizionale trarrà beneficio da una maggiore liberalizzazione nella pratica, ma con ogni probabilità senza la pubblicazione di alcun testo o dichiarazione di principio. E questo è certamente preferibile.

In breve, i tradizionalisti devono tornare con i piedi per terra. Ma dobbiamo anche aiutare coloro che detengono il potere pastorale, sia a Roma che nelle diocesi, a fare lo stesso. Continuo a dire che c'è un chiaro abisso tra gli orientamenti e le preoccupazioni dei pastori e quelle dei fedeli che ancora frequentano la Messa nelle parrocchie, almeno nei paesi occidentali. In un panorama ecclesiastico sempre più devastato, le diocesi di Francia stanno diventando una sorta di deserto religioso: chiese chiuse, finanze in calo, un clero che invecchia e si riduce, così come un numero sempre minore di parrocchiani. Questi fedeli, prevalentemente di spirito classico, sebbene segnati e trasformati da mezzo secolo di pastorale liberale, stanno generando un giovane clero a loro immagine, tra cui le talari tornano a fiorire.

È probabile che le nomine episcopali saranno piuttosto mediocri, come le prime del pontificato, ma con un'inclinazione più liberale che ideologica, poiché nessuno crede più veramente alle grandi narrative progressiste. Quanto alla liturgia tradizionale – il cui obiettivo finale è riconquistare il suo status di liturgia "normativa", per usare il termine utilizzato dai riformatori postconciliari – può beneficiare di questo clima di liberalismo tra i pastori, non per convinzione, ma per necessità, e di classicismo tra i fedeli.

I dati parlano da soli, e li ripeto. Per quanto riguarda i fedeli: il 33% dei cattolici praticanti che partecipano alla Messa ogni domenica, non si oppongono alla Messa in latino, il 9% afferma che la Messa tridentina è la loro preferita, il 25% afferma che entrambe sono ugualmente apprezzate e il 67% non si oppone al rito tridentino (sondaggio Ifop pubblicato l'11 dicembre 2025 da La Croix). E per quanto riguarda i sacerdoti: il 42% dei 766 sacerdoti intervistati considera prioritario "raggiungere la pace liturgica e risolvere in modo pacifico e duraturo le controversie e le incomprensioni con il mondo tradizionale" (sondaggio Ifop per l'Osservatorio francese del cattolicesimo, pubblicato il 6 novembre).

Non è il momento di pensare alla vita della liturgia tradizionale come a qualcosa da confinare dietro le mura di una struttura protettiva, ma piuttosto di espanderne la presenza in parrocchia, come il lievito nella pasta, come si diceva ai tempi dell'Azione Cattolica, e di aumentare le richieste rivolte ai sacerdoti.

La nuova Messa domenicale, celebrata a Parigi da un sacerdote della Diocesi delle Forze Armate presso la chiesa di Val-de-Grâce, delizia le sentinelle, che continuano le loro preghiere al 10 di rue du Cloître-Notre-Dame, dal lunedì al venerdì, dalle 13:00 alle 13:30; a Saint-Georges de La Villette, al 114 di Avenue Simon Bolivar, il mercoledì e il venerdì alle 17:00; e davanti a Notre-Dame du Travail, la domenica alle 18:15.

Echi della Veglia: Tre signore anziane si sono fermate davanti a noi e ci hanno chiesto: "Cosa intendete per Messa 'tradizionale'?". E abbiamo risposto: "È la Messa antica, in ginocchio in silenzio e guardando il Signore". Una ha subito risposto: "Ma non è la Messa in latino? Ma io non so il latino". Prima che potessimo rispondere, la sua amica lo ha fatto per noi: "Ma insomma, cerca di ricordarti, le letture erano in francese e avevamo i nostri messali". E una terza signora si unì alla conversazione: "In questi giorni è il caos e un gran trambusto; e la gente fa la comunione senza nemmeno confessarsi". E poi ci salutarono dicendo: "Avete ragione, continuate così. Tanto coraggio e buon anno".



 
 

¿UN ORDINARIATO TRADICIONAL?

NO GRATIAS !

¡HAY QUE ESTAR CERCANOS A LA REALIDAD!

SEMANA 225: LOS CENTINELAS CONTINÚAN SUS ORACIONES
EN DEFENSA DE LA MISA TRADICIONAL
DELANTE DE LA ARCHIDIÓCESIS DE PARÍS
 

Antes del consistorio extraordinario de cardenales celebrado en Roma la semana pasada, el Padre de Blignières envió a quince de ellos interesados en la cuestión tradicional, un memorando en apoyo de su ya conocida idea: solicitar el establecimiento de una especie de diócesis que abarque a los fieles y a las comunidades vinculados a la liturgia tradicional.

Sin ánimo de polémica hacia la eminente figura del Padre de Blignières, ya había criticado esta idea en una entrevista publicada en el Correo 1117 de Paix Liturgique del 15 de octubre de 2024: «Más que un ordinariato para tradicionalistas, queremos libertad para la misa tradicional».

En ese Correo, dije, entre otras cosas: «Si [el Ordinariato] se añadiera a lo que ya existe, como la Administración Apostólica de Campos, ¿por qué no? […] Pero si el Ordinariato se encargara de supervisar todos los institutos, todos los sacerdotes y todos los fieles tradicionales, tanto en Francia como en el mundo, lo que los fieles han obtenido en medio siglo de Resistencia quedaría definitivamente congelado, sin esperanza de una extensión legítima y necesaria. ¿Qué hay de las misas celebradas por los sacerdotes diocesanos en sus parroquias, por ejemplo? Sin embargo, esto es precisamente lo más importante para la reintroducción de la misa tridentina en el tejido mismo de las diócesis, para que vuelva a ser lo que es por derecho: no una concesión, sino la misa de toda la Iglesia latina. Pues, no nos equivoquemos, nuestro objetivo es la restauración del usus antiquior en todas las parroquias de la Iglesia latina, en respuesta a la enorme demanda de los fieles que hemos observado en todos los países, en todas las diócesis e incluso en todas las parroquias, incluso en aquellas donde estas peticiones ni siquiera han sido atendidas.»

Hoy añadiría que debemos tener una visión precisa de la situación actual y considerar, como les dije la semana pasada, el contexto real en el que se celebró este consistorio. Ya no estamos en la era de Juan Pablo II o Benedicto XVI, con la Comisión Ecclesia Dei. El Papa y la Curia viven en un mundo diferente al nuestro, donde la cuestión tradicionalista se aborda mejor en el marco del «programa» con el que León XIV fue elegido el pasado mes de mayo: apaciguamiento de la Iglesia, sin dejar de estar en sintonía con Francisco. Es probable que la liturgia tradicional se beneficie de una mayor liberalización en la práctica, pero con toda probabilidad sin la publicación de ningún texto ni declaración de principios. Esto es, sin duda, preferible.

En resumen, los tradicionalistas deben descender a la tierra. Pero también debemos ayudar a quienes ostentan el poder pastoral, tanto en Roma como en las diócesis, a hacer lo mismo. Sigo repitiendo que existe una clara desconexión entre las orientaciones y preocupaciones de los pastores y las de los fieles que aún asisten a misa en las parroquias, al menos en los países occidentales. En un panorama eclesiástico cada vez más devastado, las diócesis de Francia se están convirtiendo en una especie de desierto religioso: iglesias cerradas, finanzas en baja, un clero envejecido y menguante, al igual que los feligreses. Estos fieles, de espíritu predominantemente clásico, aunque marcados y transformados por medio siglo de pastoral liberal, están produciendo un clero joven a su imagen, entre el cual las sotanas vuelven a florecer.

Es probable que los nombramientos episcopales sean más bien mediocres, como los primeros del pontificado, pero con una inclinación más liberal que ideológica, ya que nadie cree realmente en las «grandes narrativas» progresistas. En cuanto a la liturgia tradicional —cuyo objetivo final es recuperar su estatus de liturgia «normativa», por usar el término empleado por los reformadores posconciliares—, puede beneficiarse de este clima de liberalismo entre los pastores, no por convicción, sino por necesidad, y de clasicismo entre los fieles.

Las cifras hablan por sí solas, y lo repito. En cuanto a los fieles: el 33 % de los católicos practicantes que asisten a misa todos los domingos no se opone a la misa en latín, el 9 % afirma que la misa tridentina es su favorita, el 25 % afirma que ambas son igualmente apreciadas y el 67 % no se opone al rito tridentino (encuesta de Ifop publicada el 11 de diciembre de 2025 por La Croix). Y en cuanto a los sacerdotes: el 42 % de los 766 sacerdotes encuestados considera prioritario «lograr la paz litúrgica y resolver las disputas y malentendidos con el mundo tradicional de forma pacífica y duradera» (encuesta de Ifop para el Observatorio Francés del Catolicismo publicada el 6 de noviembre).

No es momento de pensar en la vida de la liturgia tradicional como algo que se deba confinar tras los muros de una estructura protectora, sino más bien de ampliar su presencia en las parroquias, como la levadura en la masa, como se decía en tiempos de Acción Católica, y de aumentar las peticiones a los sacerdotes.

La nueva misa dominical, celebrada en París por un sacerdote de la Diócesis de las Fuerzas Armadas en la iglesia de Val-de-Grâce, regocija a los centinelas, que continúan sus oraciones en el número 10 de la rue du Cloître-Notre-Dame, de lunes a viernes, de 13 a 13:30 h; en Saint-Georges de La Villette, en la avenida Simón Bolívar, número 114, los miércoles y viernes a las 17 h; y frente a Notre-Dame du Travail, los domingos a las 18:15.

Ecos de la Vigilia: Tres señoras mayores se detuvieron frente a nosotros y preguntaron: «¿Qué es lo que llaman misa tradicional?». Respondí: «Es la misa de antes, de rodillas, en silencio y mirando al Señor». Una respondió inmediatamente: «¿Pero esa no es la misa en latín? Pero no sé latín». Antes de que pudiéramos responder, su amiga lo dijo por nosotros: «Pero recuerda, las lecturas eran en francés y teníamos nuestros misales». Y la tercera se unió a la conversación: «Hoy en día es un caos y un gran alboroto, la gente comulga sin siquiera confesarse». Y luego nos saludaron diciendo: «Tienen razón, sigan adelante. Mucho coraje y feliz año nuevo».


 

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