Notre lettre 1337 publiée le 2 mars 2026
DOSSIER SUR LES SACRES ANNONCÉS
DE LA FRATERNITÉ SAINT-PIE-X
L’APPEL AU PAPE DE MGR. SCHNEIDER :
ÉTABLIR UN PONT AVEC LA FRATERNITÉ SACERDOTALE SAINT-PIE-X
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Dans la présente Lettre, nous publions un appel public au pape Léon XIV de Mgr Athanasius Schneider, publié le 24 février sur le substack de Diane Montagna, vaticaniste américaine demeurant à Rome (EXCLUSIVE: Bishop Schneider Appeals to Pope Leo XIV to Build a Bridge between Rome and the SSPX).
On ne saurait minimiser l’importance de cet appel au pape, très solidement argumenté historiquement et canoniquement. Il y demande, non seulement qu’il soit donné mandat à la FSSPX pour la consécration des évêques qu’elle a annoncée, mais encore que soit examiné le problème de fond que sous-tend cette affaire, à savoir les ambiguïtés contenues dans le dernier concile et l’autorité-sans-autorité qu’il a voulu donner à son enseignement : « Le problème fondamental de certaines déclarations ambiguës du Concile Vatican II réside dans le fait que ce dernier a privilégié un ton pastoral à la précision doctrinale. »
Mgr Schneider avait été reçu par le pape Léon XIV le 18 décembre dernier. Au cours de son audience, il avait suggéré au pape la libération de la messe traditionnelle. Cette suggestion revêt dans le contexte créé par l’affaire de la FSSPX un relief considérable.
Appel fraternel au pape Léon XIV pour établir un pont avec la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X par Mgr Athanasius Schneider
La situation actuelle concernant les consécrations épiscopales au sein de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) a soudainement suscité une vive émotion dans toute l'Église. Peu de temps après l'annonce, le 2 février, de la décision de la FSSPX de procéder à ces consécrations, un débat intense et souvent passionné a émergé dans de nombreux milieux catholiques. Les opinions exprimées dans ce débat vont de la compréhension, la bienveillance, l'observation neutre et le bon sens au rejet irrationnel, à la condamnation péremptoire, voire à la haine ouverte. Bien qu'il y ait des raisons d'espérer – et cet espoir n'est en rien irréaliste – que le pape Léon XIV puisse effectivement approuver ces consécrations épiscopales, des propositions de texte pour une bulle d'excommunication de la FSSPX circulent déjà en ligne.
Les réactions négatives, bien que souvent bien intentionnées, révèlent que le cœur du problème n'a pas encore été appréhendé avec suffisamment d'honnêteté et de clarté. On a tendance à rester en surface. Les priorités au sein de la vie de l'Église sont inversées, érigeant la dimension canonique et juridique – autrement dit, un certain positivisme juridique – en critère suprême. De plus, on constate parfois un manque de connaissance historique concernant la pratique de l'Église en matière d'ordinations épiscopales. La désobéissance est ainsi trop facilement assimilée au schisme. Les critères de communion épiscopale avec le Pape, et par conséquent la compréhension de ce qui constitue véritablement un schisme, sont envisagés de manière excessivement unilatérale par rapport à la pratique et à la conception que l'Église avait d'elle-même à l'époque patristique, au temps des Pères de l'Église.
Dans ce débat, de nouveaux quasi-dogmes, absents du Dépôt de la foi, sont établis . Ces quasi-dogmes affirment que le consentement du pape à la consécration d'un évêque est de droit divin et qu'une consécration effectuée sans ce consentement, voire contre une interdiction papale, constitue en soi un acte schismatique. Or, la pratique et la compréhension de l'Église, tant à l'époque des Pères de l'Église que pendant une longue période ultérieure, s'opposent à cette conception. De plus, il n'existe pas d'opinion unanime sur ce point parmi les théologiens reconnus de la tradition bicentenaire de l'Église. Des siècles de pratique ecclésiale, ainsi que le droit canonique traditionnel, s'opposent également à de telles affirmations absolutisantes. Selon le Code de droit canonique de 1917, une consécration épiscopale effectuée contre la volonté du pape n'était pas punie d'excommunication, mais seulement de suspension. Par là, l'Église a clairement manifesté qu'elle ne considérait pas un tel acte comme schismatique.
L'acceptation de la primauté papale comme vérité révélée est souvent confondue avec les formes concrètes – qui ont évolué au fil de l'histoire – par lesquelles un évêque exprime son unité hiérarchique avec le pape. Croire en la primauté papale, reconnaître le pape actuel, adhérer à l'enseignement infaillible et définitif de l'Église et observer la validité de la liturgie sacramentelle relèvent du droit divin. Cependant, une conception réductrice qui assimile la désobéissance à un ordre papal à un schisme – même en cas de consécration d'un évêque contre son gré – était étrangère aux Pères de l'Église et au droit canonique traditionnel. Par exemple, en 357, saint Athanase désobéit à l'ordre du pape Libère, qui lui enjoignait d'entrer en communion hiérarchique avec l'immense majorité de l'épiscopat, laquelle était en réalité arienne ou semi-arienne. Il fut alors excommunié. Dans ce cas précis, saint Athanase a désobéi par amour pour l'Église et pour l'honneur du Siège apostolique, cherchant précisément à préserver la pureté de la doctrine de tout soupçon d'ambiguïté.
Au cours du premier millénaire de l'histoire de l'Église, les consécrations épiscopales se faisaient généralement sans autorisation papale formelle, et les candidats n'étaient pas tenus d'obtenir l'approbation du pape. Le premier règlement canonique sur les consécrations épiscopales, édicté par un concile œcuménique, fut celui de Nicée en 325, qui exigeait qu'un nouvel évêque soit consacré avec le consentement de la majorité des évêques de la province. Peu avant sa mort, durant une période de confusion doctrinale, saint Athanase choisit et consacra personnellement son successeur, saint Pierre d'Alexandrie, afin de s'assurer qu'aucun candidat inapte ou faible n'accède à l'épiscopat. De même, en 1977, le Serviteur de Dieu, le cardinal Iosif Slipyj, consacra secrètement trois évêques à Rome sans l'approbation du pape Paul VI, pleinement conscient que ce dernier ne le permettrait pas en raison de l'Ostpolitik alors en vigueur au Vatican. Lorsque Rome eut connaissance de ces consécrations secrètes, la peine d'excommunication ne fut cependant pas appliquée.
Pour éviter tout malentendu, dans des circonstances normales — et lorsqu’il n’y a ni confusion doctrinale ni période de persécution extraordinaire —, il faut bien sûr faire tout son possible pour observer les normes canoniques de l’Église et obéir au Pape dans ses justes injonctions, afin de préserver l’unité ecclésiastique de manière à la fois plus efficace et plus visible.
La situation actuelle de l'Église peut être illustrée par la parabole suivante : un incendie se déclare dans une grande maison. Le chef des pompiers n'autorise que l'utilisation de nouveaux équipements, bien qu'il soit prouvé qu'ils sont moins efficaces que les anciens, qui ont fait leurs preuves. Un groupe de pompiers désobéit et continue d'utiliser les équipements éprouvés ; et, de fait, le feu est circonscrit en de nombreux endroits. Pourtant, ces pompiers sont qualifiés de désobéissants et de schismatiques, et ils sont punis.
Pour filer la métaphore : le chef des pompiers n’autorise que les pompiers qui reconnaissent le nouvel équipement, respectent les nouvelles règles de lutte contre les incendies et se conforment au nouveau règlement de la caserne. Mais face à l’ampleur manifeste de l’incendie, à la lutte acharnée qu’il suscite et à l’insuffisance de l’équipe officielle, d’autres volontaires – malgré l’interdiction du chef – interviennent avec dévouement, compétence, savoir-faire et bonne volonté, contribuant ainsi au succès de l’opération menée par le chef des pompiers.
Face à un comportement aussi rigide et incompréhensible, deux explications possibles se présentent : soit le chef des pompiers nie la gravité de l’incendie, un peu comme dans la comédie française Tout va très bien, Madame la Marquise ! ; soit, en réalité, le chef des pompiers souhaite que de larges parties de la maison brûlent, afin qu’elle puisse être reconstruite ultérieurement selon un nouveau plan.
La crise actuelle liée aux consécrations épiscopales annoncées – mais non encore approuvées – au sein de la FSSPX expose, aux yeux de toute l’Église, une plaie qui couve depuis plus de soixante ans. Cette plaie peut être comparée à un cancer ecclésial, plus précisément au cancer ecclésial des ambiguïtés doctrinales et liturgiques.
Récemment, un excellent article a paru sur le blog Rorate Caeli, d'une rare clarté théologique et d'une grande honnêteté intellectuelle, sous le titre : « La longue ombre de Vatican II : l'ambiguïté comme cancer ecclésial » ( Canon de Shaftesbury : Rorate Caeli, 10 février 2026 ). Le problème fondamental de certaines déclarations ambiguës du Concile Vatican II réside dans le fait que ce dernier a privilégié un ton pastoral à la précision doctrinale. On ne peut qu'approuver l'auteur lorsqu'il affirme :
« Le problème n’est pas que Vatican II ait été hérétique. Le problème, c’est son ambiguïté. Et c’est dans cette ambiguïté que nous avons vu germer les germes de la confusion, qui ont donné naissance à certains des développements théologiques les plus troublants de l’histoire moderne de l’Église. Lorsque l’Église s’exprime en termes vagues, même involontairement, ce sont des âmes qui sont en jeu. »
L'auteur poursuit :
« Lorsqu’un « développement » doctrinal semble contredire ce qui a précédé, ou lorsqu’il nécessite des décennies de gymnastique théologique pour se réconcilier avec l’enseignement magistériel antérieur, nous devons nous demander : s’agit-il d’un développement, ou d’une rupture déguisée en développement ? » (Chanoine de Shaftesbury : Rorate Caeli, 10 février 2026).
On peut raisonnablement supposer que la FSSPX ne désire rien de plus que d'aider l'Église à sortir de cette ambiguïté doctrinale et liturgique et à retrouver sa clarté salvatrice et éternelle, tout comme le Magistère de l'Église, sous la conduite des Papes, l'a fait sans équivoque tout au long de l'histoire après chaque crise marquée par la confusion et l'ambiguïté doctrinales.
En réalité, le Saint-Siège devrait être reconnaissant envers la FSSPX, car elle est actuellement quasiment la seule entité ecclésiastique majeure à dénoncer ouvertement et publiquement l'existence d'éléments ambigus et trompeurs dans certaines déclarations du Concile et du Novus Ordo Missae . Dans cette démarche, la FSSPX est guidée par un amour sincère pour l'Église : si elle n'aimait pas l'Église, le Pape et les âmes, elle n'entreprendrait pas cette œuvre, ni ne dialoguerait avec les autorités romaines – et sa vie serait sans aucun doute plus facile.
Les paroles suivantes de l'archevêque Marcel Lefebvre sont profondément émouvantes et reflètent l'attitude de la direction actuelle et de la plupart des membres de la FSSPX :
« Nous croyons en Pierre, nous croyons au Successeur de Pierre ! Mais comme le dit si bien le pape Pie IX dans sa constitution dogmatique, le pape a reçu le Saint-Esprit non pour créer de nouvelles vérités, mais pour nous maintenir dans la foi de tous les temps. Telle est la définition du pape donnée par Pie IX lors du premier concile Vatican I. C’est pourquoi nous sommes persuadés qu’en conservant ces traditions, nous manifestons notre amour, notre docilité, notre obéissance au Successeur de Pierre. Nous ne pouvons rester indifférents face à la dégradation de la foi, des mœurs et de la liturgie. C’est hors de question ! Nous ne voulons pas nous séparer de l’Église ; au contraire, nous voulons qu’elle continue ! »
Si quelqu'un considère ses difficultés avec le Pape comme l'une de ses plus grandes souffrances spirituelles, cela prouve sans équivoque l'absence d'intentions schismatiques. Les véritables schismatiques se vantent même de leur séparation du Siège apostolique. Jamais ils n'imploreraient humblement le Pape de reconnaître leurs évêques.
En quoi les paroles suivantes de l'archevêque Marcel Lefebvre sont-elles véritablement catholiques ?
« Nous le regrettons infiniment, c’est une immense douleur pour nous, de penser que nous sommes en difficulté avec Rome à cause de notre foi ! Comment est-ce possible ? C’est quelque chose qui dépasse l’entendement, que nous n’aurions jamais dû pouvoir imaginer, que nous n’aurions jamais dû pouvoir croire, surtout dans notre enfance – alors que tout était uniforme, que toute l’Église croyait en son unité générale et professait la même foi, les mêmes sacrements, le même sacrifice de la messe, le même catéchisme. »
Il nous faut examiner avec honnêteté les ambiguïtés manifestes concernant la liberté religieuse, l’œcuménisme et la collégialité, ainsi que les imprécisions doctrinales du Novus Ordo Missae . À cet égard, il convient de lire l’ ouvrage récemment paru de l’archimandrite Boniface Luykx, consultant conciliaire et éminent liturgiste, intitulé avec éloquence « Une vision plus large de Vatican II. Souvenirs et analyse d’un consulteur conciliaire ».
Comme l'a dit G.K. Chesterton : « En entrant dans l'Église, on nous demande d'ôter notre chapeau, non notre tête. » Ce serait une tragédie si la FSSPX était complètement exclue, et la responsabilité d'une telle division incomberait avant tout au Saint-Siège. Le Saint-Siège devrait accueillir la FSSPX, en lui offrant au moins un minimum d'intégration ecclésiale, puis poursuivre le dialogue doctrinal. Le Saint-Siège a fait preuve d'une générosité remarquable envers le Parti communiste chinois, en lui permettant de choisir des candidats à l'épiscopat ; pourtant, ses propres enfants, les milliers de fidèles de la FSSPX, sont traités comme des citoyens de seconde zone.
La FSSPX devrait être autorisée à apporter une contribution théologique afin de clarifier, compléter et, le cas échéant, corriger les passages des textes du Concile Vatican II qui soulèvent des doutes et des difficultés doctrinales. Il convient également de tenir compte du fait que, dans ces textes, le Magistère de l’Église n’a pas entendu se prononcer par des définitions dogmatiques empreintes d’infaillibilité (cf. Paul VI, Audience générale , 12 janvier 1966 ).
La FSSPX prononce exactement la même Professio fidei que celle des Pères du Concile Vatican II, connue sous le nom de Professio fidei tridentino-vaticane . Si, selon les paroles explicites du pape Paul VI, le Concile Vatican II n'a présenté aucune doctrine définitive, ni n'a eu l'intention de le faire, et si la foi de l'Église demeure la même avant, pendant et après le Concile, pourquoi la profession de foi valable dans l'Église jusqu'en 1967 ne serait-elle plus considérée comme une marque de la véritable foi catholique ?
Pourtant, la profession de foi tridentine-vaticane est jugée insuffisante par le Saint-Siège pour la FSSPX. Cette profession de foi ne constituerait-elle pas, en réalité, le minimum requis pour la communion ecclésiale ? Si tel n’est pas le cas, qu’est-ce qui, honnêtement, pourrait constituer un minimum ? La FSSPX est tenue, comme condition sine qua non , de prononcer une profession de foi par laquelle elle accepte les enseignements pastoraux, et non définitifs, du dernier concile et du magistère subséquent. Si telle est véritablement cette prétendue « exigence minimale », alors le cardinal Victor Fernández semble jouer avec les mots !
Le pape Léon XIV a déclaré, lors des vêpres œcuméniques du 25 janvier 2026, à la clôture de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, qu’une unité existe déjà entre catholiques et chrétiens non catholiques, car ils partagent le minimum de la foi chrétienne : « Nous partageons la même foi en un seul Dieu, le Père de tous les hommes ; nous confessons ensemble un seul Seigneur et vrai Fils de Dieu, Jésus-Christ, et un seul Esprit Saint, qui nous inspire et nous pousse à la pleine unité et au témoignage commun de l’Évangile » ( Lettre apostolique In Unitate Fidei , 23 novembre 2025, p. 12). Il a ajouté : « Nous sommes un ! Nous le sommes déjà ! Reconnaissons-le, vivons-le et rendons-le visible ! »
Comment cette déclaration peut-elle être conciliée avec l'affirmation faite par des représentants du Saint-Siège et certains hauts dignitaires du clergé selon laquelle la FSSPX n'est pas doctrinalement unie à l'Église, étant donné que la FSSPX professe la Professio fidei des Pères du Concile Vatican II — la Professio fidei tridentine-vaticane ?
L’octroi de nouvelles mesures pastorales provisoires à la FSSPX pour le bien spirituel de tant de fidèles catholiques exemplaires témoignerait profondément de la charité pastorale du Successeur de Pierre. Ce faisant, le pape Léon XIV ouvrirait son cœur paternel à ces catholiques qui, d’une certaine manière, vivent en marge de l’Église, leur permettant de ressentir que le Siège apostolique est véritablement une Mère, y compris pour la FSSPX.
Les paroles du pape Benoît XVI devraient éveiller la conscience de ceux qui, au Vatican, décideront d'autoriser les consécrations épiscopales pour la FSSPX. Il nous rappelle :
« En repensant au passé, aux divisions qui, au cours des siècles, ont déchiré le Corps du Christ, on a constamment l’impression qu’aux moments critiques où ces divisions se manifestaient, les responsables de l’Église n’ont pas fait assez pour maintenir ou retrouver la réconciliation et l’unité. On a l’impression que les omissions de l’Église ont porté une part de responsabilité dans le durcissement de ces divisions. Ce regard sur le passé nous impose aujourd’hui une obligation : celle de tout mettre en œuvre pour que tous ceux qui désirent véritablement l’unité puissent y demeurer ou la retrouver. » ( Lettre aux évêques à l’occasion de la publication de la Lettre apostolique « motu proprio data » Summorum Pontificum sur l’usage de la liturgie romaine avant la réforme de 1970 , 7 juillet 2007)
« Peut-on rester totalement indifférent à une communauté qui compte 491 prêtres, 215 séminaristes, 6 séminaires, 88 écoles, 2 instituts universitaires, 117 frères religieux, 164 sœurs religieuses et des milliers de fidèles laïcs ? Devons-nous les laisser s’éloigner de plus en plus de l’Église ? Et la grande Église ne devrait-elle pas, elle aussi, se montrer généreuse, consciente de son immense étendue, consciente de la promesse qui lui a été faite ? » ( Lettre aux évêques de l’Église catholique concernant la levée de l’excommunication des quatre évêques consacrés par Mgr Lefebvre , 10 mars 2009). [1]
Des mesures pastorales provisoires et minimales pour la FSSPX, entreprises pour le bien spirituel de ses milliers de fidèles à travers le monde – y compris un mandat pontifical pour les consécrations épiscopales – permettraient de créer les conditions nécessaires pour dissiper sereinement les malentendus, les questions et les doutes d’ordre doctrinal suscités par certaines déclarations des documents du Concile Vatican II et du Magistère pontifical subséquent. Parallèlement, ces mesures offriraient à la FSSPX l’opportunité de contribuer de manière constructive au bien de toute l’Église, tout en maintenant une distinction claire entre ce qui relève de la foi divinement révélée et de la doctrine définitivement proposée par le Magistère, et ce qui, ayant un caractère essentiellement pastoral dans des circonstances historiques particulières, est donc ouvert à une étude théologique approfondie, comme cela a toujours été la pratique au sein de l’Église.
Soucieux de l’unité de l’Église et du bien spirituel de tant d’âmes, je lance un appel empreint de respect et de charité fraternelle à notre Saint-Père le pape Léon XIV :
Très Saint-Père, accordez le mandat apostolique pour les consécrations épiscopales de la FSSPX. Vous êtes aussi le père de vos nombreux fils et filles – deux générations de fidèles qui, jusqu'à présent, ont été pris en charge par la FSSPX, qui aiment le Pape et qui aspirent à être de véritables fils et filles de l'Église romaine. Aussi, tenez-vous à l'écart des partis pris et, avec un grand esprit paternel et un esprit véritablement augustinien, montrez que vous bâtissez des ponts, comme vous l'avez promis devant le monde entier lors de votre première bénédiction après votre élection. Ne laissez pas l'histoire de l'Église vous marquer comme celui qui a échoué à construire ce pont – un pont qui aurait pu être bâti en ce moment véritablement providentiel, avec une volonté généreuse – et qui, au contraire, a permis une division supplémentaire, inutile et douloureuse, au sein de l'Église, alors même que se déroulaient des processus synodaux se targuant d'une ampleur pastorale et d'une inclusivité ecclésiale maximales. Comme Votre Sainteté l’a récemment souligné : « Engageons-nous à développer davantage les pratiques synodales œcuméniques et à partager entre nous qui nous sommes, ce que nous faisons et ce que nous enseignons (cf. François, Pour une Église synodale, 24 novembre 2024) » ( Homélie du pape Léon XIV , Vêpres œcuméniques pour la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens , 25 janvier 2026).
Très Saint-Père, si vous accordez le mandat apostolique pour les consécrations épiscopales de la FSSPX, l'Église de notre temps n'y perdra rien. Vous serez un véritable bâtisseur de ponts, et plus encore, un bâtisseur de ponts exemplaire, car vous êtes le Souverain Pontife, Summus Pontifex.
+ Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Sainte-Marie d'Astana
24 février 2026
DOSSIER ON THE ANNOUNCED SACRAMENTS
OF THE FRATERNITY OF SAINT PIUS X
ARCHBISHOP SCHNEIDER'S APPEAL TO THE POPE:
BUILD A BRIDGE WITH THE PRIESTLY FRATERNITY OF ST. PIUS X

In this Letter, we publish a public appeal to Pope Leo XIV from Bishop Athanasius Schneider, published on February 24 on the substack of Diane Montagna, an American Vaticanist living in Rome (EXCLUSIVE: Bishop Schneider Appeals to Pope Leo XIV to Build a Bridge between Rome and the SSPX).
The importance of this appeal to the Pope, which is very solidly argued historically and canonically, cannot be underestimated. He asks not only that the SSPX be given a mandate for the consecration of bishops that it has announced, but also that the underlying problem be examined, namely the ambiguities contained in the last council and the authority-without-authority that it sought to give to its teaching: “The fundamental problem with certain ambiguous statements of the Second Vatican Council lies in the fact that the latter gave priority to a pastoral tone over doctrinal precision.”
Bishop Schneider was received by Pope Leo XIV on December 18. During his audience, he suggested to the Pope that the traditional Mass be made freely available. This suggestion takes on considerable significance in the context created by the FSSPX affair.
Fraternal appeal to Pope Leo XIV to build a bridge with the Priestly Fraternity of St. Pius X by Bishop Athanasius Schneider
The current situation regarding the episcopal consecrations in the Priestly Society of St. Pius X (SSPX) has suddenly awakened the entire Church. Within an extraordinarily short time following the February 2 announcement that the SSPX will proceed with these consecrations, an intense and often emotionally charged debate has arisen throughout wide circles of the Catholic world.
The spectrum of voices in this debate ranges from understanding, benevolence, neutral observation, and common sense to irrational rejection, peremptory condemnation, and even open hatred. Although there is reason for hope – and it is by no means unrealistic – that Pope Leo XIV could indeed approve the episcopal consecrations, already now proposals for the text of a bull of excommunication of the SSPX are being put forward online.
The negative reactions, though often well-intentioned, reveal that the heart of the problem has not yet been grasped with sufficient honesty and clarity. There is a tendency to remain at the surface. Priorities within the life of the Church are reversed, elevating the canonical and legal dimension – that is, a certain juridical positivism – to the supreme criterion. Moreover, there is at times a lack of historical awareness concerning the Church’s practice with respect to episcopal ordinations. Disobedience is thus too readily equated with schism. The criteria for episcopal communion with the Pope, and consequently the understanding of what truly constitutes schism, are viewed in an overly one-sided manner when compared with the practice and self-understanding of the Church in the Patristic era, the age of the Church Fathers.
In this debate, new quasi-dogmas are being established that do not exist in the Depositum fidei. These quasi-dogmas maintain that the Pope’s consent to a bishop’s consecration is of divine right, and that a consecration carried out without this consent, or even against a papal prohibition, constitutes in itself a schismatic act. However, the Church’s practice and understanding during the time of the Church Fathers, and for a long period thereafter, argue against this view.
Furthermore, there is no unanimous opinion on this matter among the recognized theologians of the Church’s 2,000-year tradition. Centuries of ecclesial practice, as well as traditional canon law, also stand in opposition to such absolutizing assertions. According to the 1917 Code of Canon Law, an episcopal consecration carried out against the will of the Pope was punished not with excommunication, but only with suspension. By this, the Church clearly manifested that she did not consider such an act to be schismatic.
The acceptance of papal primacy as a revealed truth is often confused with the concrete forms – forms that have evolved throughout history – through which a bishop expresses his hierarchical unity with the Pope. To believe in the papal primacy, to acknowledge the actual Pope, to adhere with him to all that the Church has taught infallibly and definitively, and to observe the validity of the sacramental liturgy, is of divine right. Yet, a reductive view that equates disobedience to a papal command with schism – even in the case of a bishop’s consecration performed against his will – was foreign to the Church Fathers and to traditional canon law.
For example, in 357, St. Athanasius disobeyed the order of Pope Liberius, who instructed him to enter into hierarchical communion with the overwhelming majority of the episcopate, which was in fact Arian or semi-Arian. As a result, he was excommunicated. In this instance, St. Athanasius disobeyed out of love for the Church and for the honor of the Apostolic See, seeking precisely to safeguard the purity of doctrine from any suspicion of ambiguity.
In the first millennium of the Church’s life, episcopal consecrations were generally performed without formal papal permission, and candidates were not required to be approved by the Pope. The first canonical regulation on episcopal consecrations, issued by an Ecumenical Council, was that of Nicaea in 325, which required that a new bishop be consecrated with the consent of a majority of the bishops of the province. Shortly before his death, during a period of doctrinal confusion, St. Athanasius personally selected and consecrated his successor – St. Peter of Alexandria – in order to ensure that no unsuitable or weak candidate would assume the episcopate. Similarly, in 1977, the Servant of God Cardinal Iosif Slipyj secretly consecrated three bishops in Rome without the approval of Pope Paul VI, fully aware that the Pope would not allow it because of the Vatican’s Ostpolitik at the time. When Rome learned of these secret consecrations, however, the penalty of excommunication was not applied.
To avoid misunderstanding, under normal circumstances – and when there is neither doctrinal confusion nor a time of extraordinary persecution – one must, of course, do everything possible to observe the canonical norms of the Church and to obey the Pope in his just injunctions, in order to preserve ecclesiastical unity both more effectively and visibly.
But the situation in the life of the Church today can be illustrated with the following parable: A fire breaks out in a large house. The fire chief allows only the use of new firefighting equipment, even though it has been shown to be less effective than the old, proven tools. A group of firefighters defies this order and continues to use the tried-and-tested equipment – and indeed, the fire is contained in many places. Yet these firefighters are labelled disobedient and schismatic, and they are punished.
To extend the metaphor further: the fire chief permits only those firefighters who acknowledge the new equipment, follow the new firefighting rules, and obey the new firehouse regulations. But given the obvious scale of the fire, the desperate struggle against it, and the insufficiency of the official firefighting team, other helpers – despite the fire chief’s prohibition – selflessly intervene with skill, knowledge, and good intentions, ultimately contributing to the success of the fire chief’s efforts.
Faced with such rigid and incomprehensible behavior, two possible explanations present themselves: either the fire chief is denying the seriousness of the fire, much like in the French comedy Tout va très bien, Madame la Marquise!; or, in fact, the fire chief desires that large parts of the house burn, so that it may later be rebuilt according to a new design.
The current crisis surrounding the announced – but as yet unapproved – episcopal consecrations in the SSPX exposes, before the eyes of the whole Church, a wound that has been smoldering for over 60 years. This wound can be figuratively described as ecclesial cancer – specifically, the ecclesial cancer of doctrinal and liturgical ambiguities.
Recently, an excellent article appeared on the Rorate Caeli blogspot, written with rare theological clarity and intellectual honesty, under the title: “The Long Shadow of Vatican II: Ambiguity as Ecclesial Cancer” (Canon of Shaftesbury: Rorate Caeli, February 10, 2026). The fundamental problem with some ambiguous statements of the Second Vatican Council is that the council chose to prioritize a pastoral tone over doctrinal precision. One can agree with the author when he says:
The problem isn’t that Vatican II was heretical. The problem is that it was ambiguous. And in that ambiguity, we’ve seen the seeds of confusion that have flowered into some of the most troubling theological developments in modern Church history. When the Church speaks in vague terms, even if unintentionally, then souls are at stake.
The author continues:
When a doctrinal “development” seems to contradict what came before, or when it requires decades of theological gymnastics to reconcile with previous magisterial teaching, we have to ask: Is this development, or is it rupture disguised as development? (Canon of Shaftesbury: Rorate Caeli, February 10, 2026).
One may reasonably assume that the SSPX desires nothing more than to help the Church emerge from this ambiguity in doctrine and liturgy and to rediscover her saving perennial clarity – just as the Church’s Magisterium, under the guidance of the popes, has done unequivocally throughout history after every crisis marked by doctrinal confusion and ambiguity.
In fact, the Holy See should be grateful to the SSPX, because it is currently almost the only major ecclesiastical reality that forthrightly and publicly points out the existence of ambiguous and misleading elements in certain statements of the council and the Novus Ordo Missae. In this endeavor, the SSPX is guided by a sincere love for the Church: if they did not love the Church, the Pope, and souls, they would not undertake this work, nor would they engage with the Roman authorities – and they would undoubtedly have an easier life.
The following words of Archbishop Marcel Lefebvre are deeply moving and reflect the attitude of the current leadership and most members of the SSPX:
We believe in Peter, we believe in the successor of Peter! But as Pope Pius IX says well in his dogmatic constitution, the pope has received the Holy Ghost not to make new truths, but to maintain us in the faith of all time. This is the definition of the pope made at the time of the First Vatican Council by Pope Pius IX. And that is why we are persuaded that in maintaining these traditions we are manifesting our love, our docility, our obedience to the Successor of Peter. We cannot remain indifferent before the degradation of faith, morals, and the liturgy. That is out of the question! We do not want to separate ourselves from the Church; on the contrary, we want the Church to continue!
If someone considers having difficulties with the Pope to be among his greatest spiritual sufferings, that in itself is a telling proof that there is no schismatic intent. True schismatics even boast of their separation from the Apostolic See. True schismatics would never humbly implore the Pope to recognize their bishops.
How truly Catholic, then, are the following words of Archbishop Marcel Lefebvre:
We regret infinitely, it is an immense pain for us, to think that we are in difficulty with Rome because of our faith! How is this possible? It is something that exceeds the imagination, that we should never have been able to imagine, that we should never have been able to believe, especially in our childhood – then when all was uniform, when the whole Church believed in her general unity and held the same Faith, the same Sacraments, the same sacrifice of the Mass, the same catechism.
We must honestly examine the evident ambiguities regarding religious freedom, ecumenism, and collegiality, as well as the doctrinal imprecisions of the Novus Ordo Missae. In this regard, one should read the recently published book by Archimandrite Boniface Luykx, a Council peritus and renowned liturgical scholar, with its eloquent title, A Wider View of Vatican II. Memories and Analysis of a Council Consultor.
As GK Chesterton once said: “Upon entering the church, we are asked to take off our hat, not our head.” It would be a tragedy if the SSPX were completely cut off, and the responsibility for such a division would rest primarily with the Holy See. The Holy See should bring the SSPX in, offering at least a minimum degree of Church integration, and then continue the doctrinal dialogue.
The Holy See has shown remarkable generosity toward the Communist Party of China, allowing them to select candidates for bishops – yet her own children, the thousands upon thousands of faithful of the SSPX, are treated as second-class citizens.
The SSPX should be allowed to make a theological contribution with a view to clarifying, supplementing, and, if necessary, amending those statements in the texts of the Second Vatican Council that raise doctrinal doubts and difficulties. This must also take into account that, in these texts, the Magisterium of the Church did not intend to pronounce itself with dogmatic definitions endowed with the note of infallibility (cf. Paul VI, General Audience, January 12, 1966).
The SSPX makes exactly the same Professio fidei as that made by the Fathers of the Second Vatican Council, known as the Tridentine-Vatican Professio fidei. If, according to the explicit words of Pope Paul VI, the Second Vatican Council did not present any definitive doctrines, nor intend to do so, and if the faith of the Church remains the same before, during, and after the council, why should the profession of faith that was valid in the Church until 1967 suddenly no longer be considered valid as a mark of true Catholic belief?
Yet the the Tridentine-Vatican Professio fidei is considered by the Holy See to be insufficient for the SSPX. Would not the Tridentine-Vatican Professio fidei in fact constitute “the minimum” for ecclesial communion? If that is not a minimum, then what, honestly, would qualify as a “minimum”? The SSPX is required, as a conditio sine qua non, to make a Professio fidei by which the teachings of a pastoral, and not definitive, nature from the last council and the subsequent Magisterium must be accepted. If this is truly the so-called “minimum requirement,” then Cardinal Victor Fernández appears to be playing games with words!
Pope Leo XIV said at the ecumenical Vespers on January 25, 2026, at the conclusion of the Week of Prayer for Christian Unity, that there is already unity between Catholics and non-Catholic Christians because they share the minimum of Christian faith: “We share the same faith in the one and only God, the Father of all people; we confess together the one Lord and true Son of God, Jesus Christ, and the one Holy Spirit, who inspires us and impels us towards full unity and the common witness to the Gospel” (Apostolic Letter In Unitate Fidei, 23 November 2025, 12). He further declared: “We are one! We already are! Let us recognize it, experience it, and make it visible!”
How can this statement be reconciled with the claim made by representatives of the Holy See and some high-ranking clergy that the SSPX is not doctrinally united with the Church, given that the SSPX professes the Professio fidei of the Fathers of the Second Vatican Council – the Tridentine-Vatican Professio fidei?
Further provisional pastoral measures granted to the SSPX for the spiritual good of so many exemplary Catholic faithful would stand as a profound testimony to the pastoral charity of the Successor of Peter. In doing so, Pope Leo XIV would open his paternal heart to those Catholics who, in a certain way, live on an ecclesiastical periphery, allowing them to experience that the Apostolic See is truly a Mother also for the SSPX.
The words of Pope Benedict XVI should awaken the conscience of those in the Vatican who will decide on the permission of episcopal consecrations for the SSPX. He reminds us:
Looking back over the past, to the divisions which in the course of the centuries have rent the Body of Christ, one continually has the impression that, at critical moments when divisions were coming about, not enough was done by the Church’s leaders to maintain or regain reconciliation and unity. One has the impression that omissions on the part of the Church have had their share of blame for the fact that these divisions were able to harden. This glance at the past imposes an obligation on us today: to make every effort to unable for all those who truly desire unity to remain in that unity or to attain it anew. (Letter to the Bishops on the occasion of the publication of the Apostolic Letter “motu proprio data” Summorum Pontificum on the use of the Roman Liturgy prior to the reform carried out in 1970, 7 July 2007)
Can we be totally indifferent about a community which has 491 priests, 215 seminarians, 6 seminaries, 88 schools, 2 university-level institutes, 117 religious brothers, 164 religious sisters and thousands of lay faithful? Should we casually let them drift farther from the Church? And should not the great Church also allow herself to be generous in the knowledge of her great breadth, in the knowledge of the promise made to her?” (Letter to the Bishops of the Catholic Church concerning the remission of the excommunication of the four Bishops consecrated by Archbishop Lefebvre, March 10, 2009).[1]
Provisional and minimal pastoral measures for the SSPX, undertaken for the spiritual good of the thousands upon thousands of its faithful around the world – including a pontifical mandate for episcopal consecrations – would create the conditions necessary to calmly clarify misunderstandings, questions, and doubts of a doctrinal nature arising from certain statements in the documents of the Second Vatican Council and the subsequent Pontifical Magisterium. At the same time, such measures would provide the SSPX with the opportunity to make constructive contribution for the good of the entire Church, while maintaining a clear distinction between what belongs to divinely revealed faith and doctrine definitively proposed by the Magisterium, and what has a primarily pastoral character in particular historical circumstances, and is therefore open to careful theological study, as has always been the practice throughout the life of the Church.
With sincere concern for the unity of the Church and the spiritual good of so many souls, I appeal with reverent and fraternal charity to our Holy Father Pope Leo XIV:
Most Holy Father, grant the Apostolic Mandate for the episcopal consecrations of the SSPX. You are also the father of your numerous sons and daughters – two generations of the faithful who have, for now, been cared for by the SSPX, who love the Pope, and who wish to be true sons and daughters of the Roman Church. Therefore, stand aside from the partisanship of others and, with a great paternal and truly Augustinian spirit, demonstrate that you are building bridges, as you promised to do before the whole world when you gave your first blessing after your election. Do not go down in the history of the Church as one who failed to build this bridge – a bridge that could be constructed at this truly providential moment with generous will – and who instead allowed a truly unnecessary and painful further division within the Church, while at the same time synodal processes that boast of the greatest possible pastoral breadth and ecclesial inclusivity were taking place. As your Holiness recently stressed: “Let us commit ourselves to further developing ecumenical synodal practices and to sharing with one another who we are, what we do and what we teach (cf. Francis, For a Synodal Church, 24 November 2024)” (Homily of Pope Leo XIV, Ecumenical Vespers for the Week of Prayer for Christian Unity, January 25, 2026).
Most Holy Father, if you grant the Apostolic Mandate for the episcopal consecrations of the SSPX, the Church in our day will lose nothing. You will be a true bridge-builder, and even more, an exemplary bridge-builder, for you are the Supreme Pontiff, Summus Pontifex.
+ Athanasius Schneider, Auxiliary Bishop of the Archdiocese of Saint Mary in Astana
[1] - 2026 Annual Statistics of the FSSPX: Total Members: 1,482; Bishops: 2; Priests (excluding bishops): 733; Seminarians (including those not yet committed): 264; Religious Brothers: 145; Oblates: 88; Religious Sisters: 250; Average age of members: 47 years; Countries served: 77; Districts and Autonomous Houses: 17; Seminaries: 5; Schools: 94 (of which 54 in France).
DOSSIER SULLE SACRE ANNUNCIATE
DELLA FRATERNITÀ SAN PIO X
L'APPELLO AL PAPA DI MGR. SCHNEIDER:
STABILIRE UN PONTE CON LA FRATERNITÀ SACERDOTALE SAN PIO X

Nella presente Lettera pubblichiamo un appello pubblico rivolto a Papa Leone XIV da Monsignor Athanasius Schneider, pubblicato il 24 febbraio sul substack di Diane Montagna, vaticanista americana residente a Roma (ESCLUSIVO: Il vescovo Schneider fa appello a Papa Leone XIV per costruire un ponte tra Roma e la FSSPX).
Non si può minimizzare l'importanza di questo appello al Papa, molto ben argomentato dal punto di vista storico e canonico. In esso si chiede non solo che venga dato mandato alla FSSPX per la consacrazione dei vescovi che ha annunciato, ma anche che venga esaminato il problema di fondo che sta alla base di questa vicenda, ovvero le ambiguità contenute nell'ultimo concilio e l'autorità-senza-autorità che esso ha voluto dare al proprio insegnamento: «Il problema fondamentale di alcune dichiarazioni ambigue del Concilio Vaticano II risiede nel fatto che quest'ultimo ha privilegiato un tono pastorale alla precisione dottrinale».
Monsignor Schneider era stato ricevuto da Papa Leone XIV lo scorso 18 dicembre. Durante l'udienza, aveva suggerito al Papa la liberazione della Messa tradizionale. Questo suggerimento assume un rilievo considerevole nel contesto creato dal caso della FSSPX.
Appello fraterno a Papa Leone XIV per stabilire un ponte con la Fraternità Sacerdotale San Pio X da parte di Mons. Athanasius Schneider
L'attuale situazione relativa alle consacrazioni episcopali nella Fraternità Sacerdotale San Pio X (SSPX) ha improvvisamente risvegliato l'intera Chiesa. In un lasso di tempo straordinariamente breve dopo l'annuncio del 2 febbraio che la SSPX procederà con queste consacrazioni, è sorto un dibattito intenso e spesso carico di emotività in ampi circoli del mondo cattolico.
Lo spettro delle opinioni in questo dibattito spazia dalla comprensione, alla benevolenza, all'osservazione neutrale e al buon senso, fino al rifiuto irrazionale, alla condanna perentoria e persino all'odio aperto. Sebbene ci sia motivo di sperare – e non è affatto irrealistico – che Papa Leone XIV possa effettivamente approvare le consacrazioni episcopali, già ora vengono avanzate online proposte per il testo di una bolla di scomunica della FSSPX.
Le reazioni negative, sebbene spesso animate da buone intenzioni, rivelano che il cuore del problema non è stato ancora compreso con sufficiente onestà e chiarezza. Si tende a rimanere in superficie. Le priorità nella vita della Chiesa sono invertite, elevando la dimensione canonica e giuridica – cioè un certo positivismo giuridico – a criterio supremo. Inoltre, a volte manca la consapevolezza storica riguardo alla pratica della Chiesa in materia di ordinazioni episcopali. La disobbedienza viene quindi troppo facilmente equiparata allo scisma. I criteri per la comunione episcopale con il Papa, e di conseguenza la comprensione di ciò che costituisce veramente lo scisma, sono considerati in modo eccessivamente unilaterale se confrontati con la pratica e l'autocomprensione della Chiesa nell'era patristica, l'epoca dei Padri della Chiesa.
In questo dibattito si stanno affermando nuovi quasi-dogmi che non esistono nel Depositum fidei. Questi quasi-dogmi sostengono che il consenso del Papa alla consacrazione di un vescovo è un diritto divino e che una consacrazione effettuata senza questo consenso, o addirittura contro il divieto papale, costituisce di per sé un atto scismatico. Tuttavia, la pratica e la comprensione della Chiesa durante il tempo dei Padri della Chiesa, e per un lungo periodo successivo, contraddicono questa visione.
Inoltre, non esiste un parere unanime su questo argomento tra i teologi riconosciuti della tradizione bimillenaria della Chiesa. Anche secoli di pratica ecclesiale, così come il diritto canonico tradizionale, si oppongono a tali affermazioni assolutistiche. Secondo il Codice di Diritto Canonico del 1917, una consacrazione episcopale effettuata contro la volontà del Papa non era punita con la scomunica, ma solo con la sospensione. Con ciò, la Chiesa manifestava chiaramente che non considerava tale atto come scismatico.
L'accettazione del primato papale come verità rivelata viene spesso confusa con le forme concrete – forme che si sono evolute nel corso della storia – attraverso le quali un vescovo esprime la sua unità gerarchica con il Papa. Credere nel primato papale, riconoscere il Papa attuale, aderire con lui a tutto ciò che la Chiesa ha insegnato in modo infallibile e definitivo, e osservare la validità della liturgia sacramentale, è un diritto divino. Tuttavia, una visione riduttiva che equipara la disobbedienza a un comando papale allo scisma – anche nel caso della consacrazione di un vescovo effettuata contro la sua volontà – era estranea ai Padri della Chiesa e al diritto canonico tradizionale.
Ad esempio, nel 357, Sant'Atanasio disobbedì all'ordine di Papa Liberio, che gli aveva ordinato di entrare in comunione gerarchica con la stragrande maggioranza dell'episcopato, che era in realtà ariano o semi-ariano. Di conseguenza, fu scomunicato. In questo caso, sant'Atanasio disobbedì per amore della Chiesa e per l'onore della Sede Apostolica, cercando proprio di salvaguardare la purezza della dottrina da ogni sospetto di ambiguità.
Nel primo millennio di vita della Chiesa, le consacrazioni episcopali venivano generalmente celebrate senza il permesso formale del Papa e i candidati non dovevano essere approvati dal Pontefice. La prima norma canonica sulle consacrazioni episcopali, emanata da un Concilio ecumenico, fu quella di Nicea nel 325, che richiedeva che un nuovo vescovo fosse consacrato con il consenso della maggioranza dei vescovi della provincia. Poco prima della sua morte, durante un periodo di confusione dottrinale, sant'Atanasio scelse e consacrò personalmente il suo successore, san Pietro di Alessandria, per garantire che nessun candidato inadatto o debole assumesse l'episcopato. Allo stesso modo, nel 1977, il Servo di Dio Cardinale Iosif Slipyj consacrò segretamente tre vescovi a Roma senza l'approvazione di Papa Paolo VI, ben consapevole che il Papa non lo avrebbe permesso a causa dell'Ostpolitik del Vaticano dell'epoca. Quando Roma venne a conoscenza di queste consacrazioni segrete, tuttavia, non fu applicata la pena della scomunica.
Per evitare malintesi, in circostanze normali – e quando non vi è né confusione dottrinale né un periodo di persecuzione straordinaria – occorre, ovviamente, fare tutto il possibile per osservare le norme canoniche della Chiesa e obbedire al Papa nelle sue giuste ingiunzioni, al fine di preservare l'unità ecclesiastica in modo più efficace e visibile.
Ma la situazione nella vita della Chiesa oggi può essere illustrata con la seguente parabola: in una grande casa scoppia un incendio. Il capo dei vigili del fuoco permette solo l'uso di nuove attrezzature antincendio, anche se si sono dimostrate meno efficaci dei vecchi strumenti collaudati. Un gruppo di vigili del fuoco sfida questo ordine e continua a utilizzare le attrezzature collaudate e, in effetti, l'incendio viene circoscritto in molti punti. Tuttavia, questi vigili del fuoco vengono etichettati come disobbedienti e scismatici e vengono puniti.
Per estendere ulteriormente la metafora: il capo dei vigili del fuoco permette solo a quei vigili del fuoco che riconoscono le nuove attrezzature, seguono le nuove regole antincendio e obbediscono alle nuove norme della caserma. Ma data l'evidente portata dell'incendio, la lotta disperata contro di esso e l'insufficienza della squadra antincendio ufficiale, altri soccorritori - nonostante il divieto del capo dei vigili del fuoco - intervengono altruisticamente con competenza, conoscenza e buone intenzioni, contribuendo in ultima analisi al successo degli sforzi del capo dei vigili del fuoco.
Di fronte a un comportamento così rigido e incomprensibile, si presentano due possibili spiegazioni: o il capo dei vigili del fuoco sta negando la gravità dell'incendio, proprio come nella commedia francese Tout va très bien, Madame la Marquise!; oppure, in realtà, il capo dei vigili del fuoco desidera che gran parte della casa bruci, in modo che possa essere successivamente ricostruita secondo un nuovo progetto.
L'attuale crisi che circonda le consacrazioni episcopali annunciate – ma non ancora approvate – nella Fraternità San Pio X mette a nudo, davanti agli occhi di tutta la Chiesa, una ferita che covava da oltre 60 anni. Questa ferita può essere descritta in senso figurato come un cancro ecclesiale, in particolare il cancro ecclesiale delle ambiguità dottrinali e liturgiche.
Recentemente è apparso un eccellente articolo sul blog Rorate Caeli, scritto con rara chiarezza teologica e onestà intellettuale, dal titolo: «La lunga ombra del Vaticano II: l'ambiguità come cancro ecclesiale» (Canon of Shaftesbury: Rorate Caeli, 10 febbraio 2026). Il problema fondamentale di alcune affermazioni ambigue del Concilio Vaticano II è che il concilio ha scelto di dare priorità al tono pastorale piuttosto che alla precisione dottrinale. Si può concordare con l'autore quando afferma:
Il problema non è che il Concilio Vaticano II fosse eretico. Il problema è che era ambiguo. E in quell'ambiguità abbiamo visto germogliare i semi della confusione che sono poi sbocciati in alcuni dei più preoccupanti sviluppi teologici nella storia moderna della Chiesa. Quando la Chiesa parla in termini vaghi, anche se involontariamente, allora sono in gioco le anime.
L'autore continua:
Quando uno “sviluppo” dottrinale sembra contraddire ciò che è venuto prima, o quando richiede decenni di acrobazie teologiche per riconciliarsi con il precedente insegnamento magisteriale, dobbiamo chiederci: si tratta di uno sviluppo o di una rottura mascherata da sviluppo? (Canon of Shaftesbury: Rorate Caeli, 10 febbraio 2026).
Si può ragionevolmente supporre che la FSSPX non desideri altro che aiutare la Chiesa a uscire da questa ambiguità nella dottrina e nella liturgia e a riscoprire la sua salvifica chiarezza perenne – proprio come ha fatto inequivocabilmente il Magistero della Chiesa, sotto la guida dei papi, nel corso della storia dopo ogni crisi segnata da confusione e ambiguità dottrinale.
In realtà, la Santa Sede dovrebbe essere grata alla FSSPX, perché attualmente è quasi l'unica realtà ecclesiastica importante che sottolinea apertamente e pubblicamente l'esistenza di elementi ambigui e fuorvianti in alcune dichiarazioni del concilio e del Novus Ordo Missae. In questo sforzo, la FSSPX è guidata da un sincero amore per la Chiesa: se non amasse la Chiesa, il Papa e le anime, non intraprenderebbe questo lavoro, né si impegnerebbe con le autorità romane – e avrebbe senza dubbio una vita più facile.
Le seguenti parole dell'arcivescovo Marcel Lefebvre sono profondamente commoventi e riflettono l'atteggiamento dell'attuale leadership e della maggior parte dei membri della FSSPX:
Noi crediamo in Pietro, crediamo nel successore di Pietro! Ma come dice bene Papa Pio IX nella sua costituzione dogmatica, il papa ha ricevuto lo Spirito Santo non per creare nuove verità, ma per mantenerci nella fede di tutti i tempi. Questa è la definizione di papa data al tempo del Concilio Vaticano I da Papa Pio IX. Ed è per questo che siamo persuasi che nel mantenere queste tradizioni stiamo manifestando il nostro amore, la nostra docilità, la nostra obbedienza al Successore di Pietro. Non possiamo rimanere indifferenti di fronte al degrado della fede, della morale e della liturgia. Questo è fuori discussione! Non vogliamo separarci dalla Chiesa; al contrario, vogliamo che la Chiesa continui!
Se qualcuno considera le difficoltà con il Papa come una delle sue più grandi sofferenze spirituali, questo è di per sé una prova eloquente che non vi è alcun intento scismatico. I veri scismatici si vantano persino della loro separazione dalla Sede Apostolica. I veri scismatici non implorerebbero mai umilmente il Papa di riconoscere i loro vescovi.
Quanto sono veramente cattoliche, allora, le seguenti parole dell'arcivescovo Marcel Lefebvre:
Ci dispiace infinitamente, è un dolore immenso per noi, pensare che siamo in difficoltà con Roma a causa della nostra fede! Come è possibile? È qualcosa che supera l'immaginazione, che non avremmo mai potuto immaginare, che non avremmo mai potuto credere, specialmente nella nostra infanzia, quando tutto era uniforme, quando tutta la Chiesa credeva nella sua unità generale e professava la stessa fede, gli stessi sacramenti, lo stesso sacrificio della Messa, lo stesso catechismo.
Dobbiamo esaminare onestamente le evidenti ambiguità riguardanti la libertà religiosa, l'ecumenismo e la collegialità, nonché le imprecisioni dottrinali del Novus Ordo Missae. A questo proposito, si dovrebbe leggere il libro recentemente pubblicato dall'archimandrita Boniface Luykx, perito del Concilio e rinomato studioso di liturgia, dal titolo eloquente: Una visione più ampia del Vaticano II. Ricordi e analisi di un consultore del Concilio.
Come disse una volta GK Chesterton: «Entrando in chiesa, ci viene chiesto di toglierci il cappello, non la testa». Sarebbe una tragedia se la FSSPX venisse completamente tagliata fuori, e la responsabilità di tale divisione ricadrebbe principalmente sulla Santa Sede. La Santa Sede dovrebbe accogliere la FSSPX, offrendo almeno un minimo grado di integrazione nella Chiesa, e poi continuare il dialogo dottrinale.
La Santa Sede ha mostrato una notevole generosità nei confronti del Partito Comunista Cinese, consentendogli di selezionare i candidati alla carica di vescovo, eppure i suoi stessi figli, le migliaia e migliaia di fedeli della FSSPX, sono trattati come cittadini di seconda classe.
Alla FSSPX dovrebbe essere consentito di dare un contributo teologico al fine di chiarire, integrare e, se necessario, modificare quelle affermazioni contenute nei testi del Concilio Vaticano II che sollevano dubbi e difficoltà dottrinali. Ciò deve anche tenere conto del fatto che, in questi testi, il Magistero della Chiesa non intendeva pronunciarsi con definizioni dogmatiche dotate di nota di infallibilità (cfr. Paolo VI, Udienza Generale, 12 gennaio 1966).
La FSSPX fa esattamente la stessa Professio fidei fatta dai Padri del Concilio Vaticano II, nota come Professio fidei tridentino-vaticaniana. Se, secondo le parole esplicite di Papa Paolo VI, il Concilio Vaticano II non ha presentato alcuna dottrina definitiva, né intendeva farlo, e se la fede della Chiesa rimane la stessa prima, durante e dopo il concilio, perché la professione di fede che era valida nella Chiesa fino al 1967 dovrebbe improvvisamente non essere più considerata valida come segno della vera fede cattolica?
Eppure la Professio fidei tridentino-vaticaniana è considerata dalla Santa Sede insufficiente per la FSSPX. La Professio fidei tridentino-vaticaniana non costituirebbe forse «il minimo» per la comunione ecclesiale? Se questo non è un minimo, allora cosa, onestamente, si qualificherebbe come «minimo»? Alla Fraternità San Pio X viene richiesto, come conditio sine qua non, di fare una Professio fidei con cui devono essere accettati gli insegnamenti di natura pastorale, e non definitiva, dell'ultimo concilio e del Magistero successivo. Se questo è veramente il cosiddetto “requisito minimo”, allora il cardinale Victor Fernández sembra giocare con le parole!
Papa Leone XIV ha affermato durante i Vespri ecumenici del 25 gennaio 2026, al termine della Settimana di preghiera per l'unità dei cristiani, che esiste già un'unità tra cattolici e cristiani non cattolici perché condividono il minimo della fede cristiana: «Condividiamo la stessa fede nell'unico e solo Dio, Padre di tutti gli uomini; confessiamo insieme l'unico Signore e vero Figlio di Dio, Gesù Cristo, e l'unico Spirito Santo, che ci ispira e ci spinge verso la piena unità e la comune testimonianza del Vangelo» (Lettera apostolica In Unitate Fidei, 23 novembre 2025, 12). Egli ha inoltre dichiarato: «Noi siamo uno! Lo siamo già! Riconosciamolo, viviamolo e rendiamolo visibile!».
Come si può conciliare questa affermazione con l'affermazione fatta dai rappresentanti della Santa Sede e da alcuni alti prelati secondo cui la FSSPX non è dottrinalmente unita alla Chiesa, dato che la FSSPX professa la Professio fidei dei Padri del Concilio Vaticano II – la Professio fidei tridentino-vaticaniana?
Ulteriori misure pastorali provvisorie concesse alla FSSPX per il bene spirituale di tanti fedeli cattolici esemplari costituirebbero una profonda testimonianza della carità pastorale del Successore di Pietro. In questo modo, Papa Leone XIV aprirebbe il suo cuore paterno a quei cattolici che, in un certo senso, vivono in una periferia ecclesiale, permettendo loro di sperimentare che la Sede Apostolica è veramente Madre anche per la FSSPX.
Le parole di Papa Benedetto XVI dovrebbero risvegliare la coscienza di coloro che in Vaticano decideranno in merito al permesso delle consacrazioni episcopali per la Fraternità San Pio X. Egli ci ricorda:
Guardando al passato, alle divisioni che nel corso dei secoli hanno lacerato il Corpo di Cristo, si ha continuamente l'impressione che, nei momenti critici in cui si stavano verificando le divisioni, i responsabili della Chiesa non abbiano fatto abbastanza per mantenere o ritrovare la riconciliazione e l'unità. Si ha l'impressione che le omissioni da parte della Chiesa abbiano avuto la loro parte di colpa nel fatto che queste divisioni si siano potute irrigidire. Questo sguardo al passato ci impone oggi un obbligo: fare ogni sforzo per consentire a tutti coloro che desiderano veramente l'unità di rimanere in essa o di raggiungerla nuovamente. (Lettera ai Vescovi in occasione della pubblicazione della Lettera Apostolica «motu proprio data» Summorum Pontificum sull'uso della Liturgia Romana precedente alla riforma del 1970, 7 luglio 2007)
Possiamo rimanere totalmente indifferenti nei confronti di una comunità che conta 491 sacerdoti, 215 seminaristi, 6 seminari, 88 scuole, 2 istituti di livello universitario, 117 religiosi, 164 religiose e migliaia di fedeli laici? Dobbiamo lasciarli allontanare con noncuranza dalla Chiesa? E la grande Chiesa non dovrebbe anche permettersi di essere generosa nella consapevolezza della sua grande ampiezza, nella consapevolezza della promessa che le è stata fatta? (Lettera ai vescovi della Chiesa cattolica riguardante la remissione della scomunica dei quattro vescovi consacrati dall'arcivescovo Lefebvre, 10 marzo 2009). [1]
Misure pastorali provvisorie e minime per la FSSPX, intraprese per il bene spirituale delle migliaia e migliaia di fedeli in tutto il mondo – compreso un mandato pontificio per le consacrazioni episcopali – creerebbero le condizioni necessarie per chiarire con calma i malintesi, le domande e i dubbi di natura dottrinale derivanti da alcune affermazioni contenute nei documenti del Concilio Vaticano II e nel successivo Magistero Pontificio. Allo stesso tempo, tali misure offrirebbero alla FSSPX l'opportunità di dare un contributo costruttivo per il bene dell'intera Chiesa, pur mantenendo una chiara distinzione tra ciò che appartiene alla fede rivelata da Dio e alla dottrina proposta in modo definitivo dal Magistero, e ciò che ha un carattere prevalentemente pastorale in particolari circostanze storiche, e che è quindi aperto a un attento studio teologico, come è sempre stato nella pratica della Chiesa.
Con sincera preoccupazione per l'unità della Chiesa e il bene spirituale di tante anime, mi rivolgo con riverente e fraterna carità al nostro Santo Padre Papa Leone XIV:
Santissimo Padre, conceda il Mandato Apostolico per le consacrazioni episcopali della FSSPX. Lei è anche il padre dei suoi numerosi figli e figlie – due generazioni di fedeli che, per ora, sono stati accuditi dalla FSSPX, che amano il Papa e che desiderano essere veri figli e figlie della Chiesa Romana. Pertanto, si allontani dalla faziosità degli altri e, con grande spirito paterno e veramente agostiniano, dimostri che sta costruendo ponti, come ha promesso di fare davanti al mondo intero quando ha dato la sua prima benedizione dopo la sua elezione. Non passate alla storia della Chiesa come coloro che non sono riusciti a costruire questo ponte – un ponte che avrebbe potuto essere costruito in questo momento davvero provvidenziale con generosa volontà – e che invece hanno permesso un'ulteriore divisione davvero inutile e dolorosa all'interno della Chiesa, mentre allo stesso tempo si svolgevano processi sinodali che vantavano la massima ampiezza pastorale e inclusività ecclesiale possibili. Come Sua Santità ha recentemente sottolineato: «Impegniamoci a sviluppare ulteriormente le pratiche sinodali ecumeniche e a condividere gli uni con gli altri chi siamo, cosa facciamo e cosa insegniamo (cfr. Francesco, Per una Chiesa sinodale, 24 novembre 2024)» (Omelia di Papa Leone XIV, Vespri ecumenici per la Settimana di preghiera per l'unità dei cristiani, 25 gennaio 2026).
Santissimo Padre, se concederete il Mandato Apostolico per le consacrazioni episcopali della FSSPX, la Chiesa dei nostri giorni non perderà nulla. Sarete un vero costruttore di ponti, e ancor più, un costruttore di ponti esemplare, poiché siete il Sommo Pontefice, Summus Pontifex.
+ Athanasius Schneider, Vescovo ausiliare dell'Arcidiocesi di Santa Maria ad Astana
[1] - Statistiche annuali 2026 della FSSPX: Membri totali: 1.482; Vescovi: 2; Sacerdoti (esclusi i vescovi): 733; Seminaristi (compresi quelli non ancora impegnati): 264; Fratelli religiosi: 145; Oblati: 88; Suore religiose: 250; Età media dei membri: 47 anni; Paesi serviti: 77; Distretti e Case autonome: 17; Seminari: 5; Scuole: 94 (di cui 54 in Francia).




