Notre lettre 1379 publiée le 3 Junio 2026

LA LITURGIE TRADITIONNELLE

ATTIRE LES JEUNES CONVERTIS

LES VEILLEURS POURSUIVENT
POUR LA 245ÈME SEMAINE
LEURS PRIÈRES POUR LA DÉFENSE
DE LA MESSE TRADITIONNELLE
DEVANT L'ARCHEVÊCHÉ DE PARIS
DU LUNDI AU VENDREDI
DE 13H À 13H30
10 RUE DU CLOÎTRE-NOTRE-DAME
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Chers Amis,

Le récent pèlerinage de Chartres, en ses deux « poumons », celui de Notre-Dame de Chrétienté (20.000 marcheurs) et celui de la Fraternité Saint-Pie-X (6.500), continue de représenter la manifestation la plus marquante du « nouveau catholicisme ». Les organisateurs et les prêtres y participant assurent que la proportion de jeunes convertis (soit des nouveaux baptisés, soit des baptisés purement formels qui découvrent la foi, la pratique, le catéchisme) y est de plus en plus importante.

Qui sont-ils ? L’abbé Éric Iborra, vicaire de la paroisse Saint-Roch à Paris, dans un article qu’il avait donné l’an passé, le 4 février 2025, à Lex orandi, Les nouveaux convertis, un défi pastoral et liturgique, essayait de répondre.

Comme tous les prêtres de paroisses, spécialement parisiennes, il note l’importance que prend désormais la préparation catéchétique, spirituelle et morale des nombreux baptisés adultes et adolescents (21.000 cette année dans toute la France, plus de deux fois plus que l’an passé, dont 810 à Paris, parmi lesquels plus de 50 à Saint-Roch, un chiffre qui se maintient depuis 2024). L’augmentation de ces baptêmes « a de quoi nous réjouir, écrit-il, mais aussi de nous inquiéter, car elle reflète pour une part le recul considérable du nombre des baptêmes des petits enfants » (depuis 2000, il est passé de 400.000 à 200 000, avec une chute à 90.000 au moment du Covid, où la CEF en avait interdit la célébration !)

Certains de ces jeunes sont en formation (études supérieures variées, formations professionnelles), d’autres travaillent déjà. Ils n’ont aucun complexe. « Ces jeunes parlent volontiers de leur recherche spirituelle à leurs camarades. Dans un monde sans repères, on les sent à la recherche de certitudes. » Ils sont identitaires au meilleur sens du terme, en l’espèce ils veulent une vraie identité catholique. D’où le succès chez eux du traditionalisme, pas nécessairement de manière exclusive d’ailleurs, mais là aussi de manière décomplexée : « Là où doctrinalement leurs aînés mettaient des bémols, ils demandent des dièses ! Ils réclament des “! " Et non plus des " ?” »

À Saint-Roch, où ils ont le choix, 80% optent pour l’ancien missel. « J’estime d’ailleurs, poursuit l’abbé Iborra, la proportion de catéchumènes étant baptisés dans une cérémonie de l’ancien missel à environ 15% dans notre diocèse. Pourquoi ? La liturgie traditionnelle les arrache mieux à la banalité de leur quotidien car elle laisse plus de place à la sacralité, grâce à l’emploi d’une langue particulière, le latin, et d’une musique propre, qu’elle soit grégorienne ou polyphonique. Ce n’est pas tant de l’esthétisme, comme on pourrait le croire, que la saisie de la beauté qui émane de célébrations ancrées dans une tradition millénaire. Cette liturgie fait plus facilement saisir la verticalité à laquelle appelle la prière communautaire chrétienne. Par ailleurs, sa lenteur majestueuse invite au silence intérieur sans pour autant nuire à la participation active des fidèles, souvent très impressionnés par ses rites. S’y ajoute un intérêt pour la rigueur doctrinale de la prédication. Car les rites en orientent le contenu : par exemple le grand nombre des génuflexions devant les espèces consacrées fait d’emblée saisir la réalité de la présence réelle du Christ dans l’eucharistie. On pourrait dire que la messe traditionnelle est une " œuvre d’art totale” qui s’adresse aux sens, à l’esprit et in fine à l’âme. »

Un bon nombre de ces néophytes parisien a commencé son itinéraire par des recherches sur Internet. Ils sont tombés sur des conférences ou des catéchismes en ligne (des abbés Laguérie ou Raffray par exemple, du père Paul-Adrien, dominicain). Puis ils ont cherché une paroisse correspondant au message, et arrivent à Saint Roch, à Saint-Nicolas, à Saint Eugène.

Lex orandi, lex credendi et réciproquement. Il leur paraît normal qu’à une liturgie « carré », corresponde une doctrine claire et exigeante. « Il y a toutefois assez peu de points de la doctrine catholique qui leur soient difficiles à admettre. » Et pour la morale : « On constate évidemment que la morale conjugale ne correspond pas nécessairement à leur expérience personnelle ni à celle de leur entourage. Cependant, cela ne représente pas le facteur de blocage que nous pourrions imaginer. Assez curieusement, ils auraient souvent une certaine tendance à déplorer le manque de fermeté des clercs dans la promotion de la foi. » Car on pourrait penser que « la morale catholique est moins simple à vivre [pour eux] que la “non morale” de notre société liquide, mais justement cette liquidité peut inquiéter à la longue par le manque de repères qu’elle offre. »

Et l’abbé Iborra de conclure : « De façon assez inattendue pour les hommes de ma génération, la liturgie traditionnelle n’est plus vue comme un exercice intellectuel très compliqué et difficile à appréhender car à base de latin et de musique médiévale. C’est plutôt la nouvelle liturgie qui serait parfois perçue comme trop intellectuelle, voire abstraite, tandis que l’ancien missel véhiculerait plus d’émotions, notamment à cause de ses nombreux rites très concrets. Ces jeunes ne veulent pas retrouver à l’église ce qu’ils connaissent dans la société. Ils veulent être transportés ailleurs, vers le Ciel ! »

Mgr Lagrange, évêque de Gap aujourd’hui défunt, notait avec amusement que les jeunes qui découvraient avec émerveillement la messe traditionnelle la qualifiaient de « nouvelle messe ». Ils ne croient pas si bien dire, tant il est vrai que la liturgie tridentine respire une éternelle nouveauté. C’est cette liturgie éternellement jeune que vous défendez, Chers Veilleurs parisiens, contre ceux qui veulent la réduire ou la supprimer, vous qui récitez le chapelet, 10 rue du Cloître-Notre-Dame, du lundi au vendredi, de 13h à 13h 30, à Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, dans le XIXe, le mercredi et le vendredi à 17h, devant Notre-Dame du Travail, dans le XIVe, le dimanche à 18h 15.

En union de prière et d’amitié,

Christian Marquant

 

THE TRADITIONAL LITURGY

ATTRACTS THE YOUNG CONVERTS

245th WEEK: THE SENTINELS CONTINUE THEIR PRAYERS
FOR THE DEFENSE OF THE TRADITIONAL MASS
IN FRONT OF THE ARCHDIOCESE OF PARIS
 

The recent pilgrimage to Chartres, with its two “lungs”—Notre-Dame de Chrétienté (20,000 pilgrims) and the Society of Saint Pius X (6,500)—continues to represent the most significant manifestation of a “new Catholicism.” Organizers and participating priests affirm that the proportion of young converts (whether newly baptized or formally baptized, who are discovering the faith, its practice, and the catechism) is steadily increasing.

Who are they? Father Éric Iborra, vicar of the parish of Saint-Roch in Paris, attempted to answer this question in an article he published last year, on February 4, 2025, in Lex Orandi, entitled “New Converts: A Pastoral and Liturgical Challenge” (Les nouveaux convertis, un défi pastoral et liturgique).

Like all parish priests, especially in Paris, he emphasizes the growing importance of catechetical, spiritual, and moral preparation of the numerous adults and teenagers being baptized (21,000 this year across France, more than the double of last year, including 810 in Paris, among whom more than 50 in Saint-Roch, a number that has remained stable since 2014). The increase in these baptisms "is cause for celebration," he writes, "but also for concern, as it partly reflects the considerable decline in the number of baptisms of infants" (since 2000, they have fallen from 400,000 to 200,000, dropping to 90,000 during the Covid pandemic, when the French Episcopal Conference (CEF) prohibited their celebration). Some of these young people are doing their studies (either university or superior studies or professional training), others are already working. They have no complexes. "These young people speak naturally about their spiritual quest with their peers." In a world adrift, they seem to be searching for certainty. They are identitarians, in the best sense of the word; in this case, they desire a true Catholic identity. Hence the success of traditionalism among them, not necessarily in an exclusive way, but also in an uninhibited way: “Where their elders used to look for or suggest caveats on matters of doctrine, they demand firmness! They ask for exclamation marks, not question marks.

In Saint-Roch, where they have the choice, 80% opt for the old missal. “I estimate,” continues Father Iborra, “that the proportion of catechumens baptized in a ceremony with the old missal is around 15% in our diocese. Why?” The traditional liturgy offers greater respite from the banality of daily life because it allows more space for the sacred, thanks to the use of a specific language, Latin, and its own music, whether Gregorian chant or polyphonic. It is not so much about aesthetics, as one might think, but rather about grasping the beauty that emanates from celebrations rooted in a millennia-old tradition. This liturgy facilitates an understanding of the vertical dimension to which Christian communal prayer points. Moreover, its majestic slowness invites inner silence without hindering the active participation of the faithful, who are often deeply moved by its rites. Added to this is an appreciation for the doctrinal rigor of the preaching. For the rites themselves provide the orientation of its content: for example, the numerous genuflections before the consecrated species immediately convey the reality of Christ's real presence in the Eucharist. One might say that the Traditional Latin Mass is a "total work of art" directed at the senses, the mind, and ultimately, the soul.”

In Paris, many of these neophytes began their journey with online research. They found online lectures or catechisms (by Fathers Laguérie or Raffray, for example, or by Father Paul-Adrien, a Dominican). Then they looked for a parish that resonated with that message and ended up at Saint Roch, Saint-Nicolas, or Saint Eugène.

Lex orandi, lex credendi, and vice versa. They find it natural that a "square" liturgy corresponds to a clear and demanding doctrine. "However, there are relatively few points of Catholic doctrine that they find difficult to accept." And regarding morality: "It is evident that marital morality does not necessarily correspond to their personal experience or that of those around them. However, this is not the obstacle one might imagine." Interestingly, they often seem to deplore the clergy's lack of firmness in promoting the faith. This is because one might think that “Catholic morality is less easy for them to live by than the ‘non-morality’ of our fluid society, but it is precisely this fluidity that for them can be unsettling in the long run because of the lack of points of reference it offers.”

And Father Iborra concludes: “To the surprise of many in my generation, the traditional liturgy is no longer considered a very complicated intellectual exercise, difficult to grasp because it is based on Latin and medieval music.” Rather, it is the new liturgy that is sometimes perceived as too intellectual, even abstract, while the old missal conveys more emotions, especially through its many concrete rites. These young people don't want to find in the church what they already know in society. They want to be transported to another place, to Heaven!

Bishop Lagrange, the late Bishop of Gap, humorously observed that young people discovering the Traditional Latin Mass, in amazement, called it the "new Mass." They don't realize how right they are, for it is true that the Tridentine liturgy breathes a sense of perpetual newness. It is this eternally young liturgy that you defend, dear Parisian sentinels, against those who want to restict or suppress it, you who pray your rosaries at 10 rue du Cloître-Notre-Dame, from Monday to Friday, from 1:00 p.m. to 1:30 p.m., at Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, on Wednesdays and Fridays at 5:00 p.m., in front of Notre-Dame du Travail, on Sundays at 6:15 p.m.

 
 

LA LITURGIA TRADIZIONALE

ATTRAE I GIOVANI CONVERTITI

245ª SETTIMANA: LE SENTINELLE CONTINUANO LA LORO PREGHIERA
PER LA DIFESA DELLA MESSA TRADIZIONALE
DAVANTI ALL'ARCIDIOCESI DI PARIGI
 

Il recente pellegrinaggio a Chartres, con i suoi due “polmoni” – Notre-Dame de Chrétienté (20.000 pellegrini) e la Fraternità Sacerdotale San Pio X (6.500) – continua a rappresentare la manifestazione più significativa del “nuovo cattolicesimo”. Organizzatori e sacerdoti partecipanti affermano che la percentuale di giovani convertiti (sia neobattezzati che quelli già battezzati formalmente, ma che infatti stanno solo adesso scoprendo la fede, la sua pratica e il catechismo) è in costante aumento.

Chi sono? Padre Éric Iborra, vicario della parrocchia di Saint-Roch a Parigi, ha cercato di rispondere a questa domanda in un articolo pubblicato lo scorso anno, il 4 febbraio 2025, su Lex Orandi, dal titolo “Nuovi convertiti: una sfida pastorale e liturgica” (Les nouveaux convertis, un défi pastoral et liturgique).

Come tutti i parroci, specialmente a Parigi, egli sottolinea quanto è sempre più e importante la preparazione catechetica, spirituale e morale dei numerosi adulti e adolescenti che vengono battezzati (21.000 quest'anno in tutta la Francia, più del doppio rispetto all'anno scorso, di cui 810 a Parigi, tra cui oltre 50 a Saint-Roch, un numero rimasto stabile dal 2014). L'aumento di questi battesimi "è motivo di gioia", scrive, "ma anche di preoccupazione, poiché riflette in parte il considerevole calo del numero dei battesimi di bambini" (dal 2000, sono diminuiti da 400.000 a 200.000, scendendo a 90.000 durante la pandemia di Covid, quando la Conferenza Episcopale Francese (CEF) ne ha vietato la celebrazione).

Alcuni di questi giovani sono studenti (studi superiori, formazione professionale), altri stanno già lavorando. Non hanno complessi. "Questi giovani parlano con naturalezza del loro percorso spirituale con i loro coetanei". In un mondo alla deriva, sembrano essere alla ricerca di certezze. Sono identitari, nel senso migliore del termine; nel presente caso, desiderano una vera identità cattolica. Da qui il successo del tradizionalismo tra di loro, non necessariamente in modo esclusivo, ma anche in maniera disinibita: «Dove i loro predecessori erano soliti mostrare esitazioni o aggiungere riserve su punti di dottrina, loro esigono fermezza! Chiedono punti esclamativi, non punti interrogativi».

A Saint-Roch, dove hanno la possibilità di scegliere, l'80% opta per l’antico messale. «Stimo», continua padre Iborra, «che la percentuale di catecumeni battezzati con il vecchio messale si aggiri intorno al 15% nella nostra diocesi. Perché?». La liturgia tradizionale offre maggiore riparo dalla banalità della vita quotidiana perché lascia più spazio al sacro, grazie all'uso di una lingua specifica, il latino, e di una musica propria, sia il gregoriano o la polifonia. Non si tratta tanto di estetica, come si potrebbe pensare, quanto piuttosto di cogliere la bellezza che emana da celebrazioni radicate in una tradizione millenaria. Questa liturgia facilita la comprensione di quella dimensione verticale richiamata dalla preghiera comunitaria cristiana. Inoltre, la sua maestosa lentezza invita al silenzio interiore senza ostacolare la partecipazione attiva dei fedeli, che spesso sono profondamente commossi dai suoi riti. A ciò si aggiunge l'apprezzamento per il rigore dottrinale della predicazione. I riti stessi, infatti, ne forniscono un orientamento preciso: ad esempio, le numerose genuflessioni davanti alle specie consacrate trasmettono immediatamente la realtà della presenza reale di Cristo nell'Eucaristia. Si potrebbe dire che la Messa tradizionale in latino è un'opera d'arte totale, rivolta ai sensi, alla mente e, in fine, all'anima.

A Parigi, molti di questi neofiti hanno iniziato il loro percorso con ricerche online. Hanno trovato conferenze o catechesi online (degli Padri Laguérie o Raffray, ad esempio, o di padre Paul-Adrien, un domenicano). Poi cercarono una parrocchia che rispecchiasse quel messaggio e finirono a Saint Roch, Saint-Nicolas o Saint Eugène.

Lex orandi, lex credendi, e viceversa. Trovano naturale che a una liturgia "strutturata" corrisponda una dottrina chiara ed esigente. "Tuttavia, sono relativamente pochi i punti della dottrina cattolica che trovano difficili da accettare". E riguardo alla morale: "È evidente che la morale matrimoniale non corrisponde necessariamente alla loro esperienza personale o a quella di chi li circonda. Tuttavia, questo non è l'ostacolo che si potrebbe immaginare". Curiosamente, spesso sembrano lamentare la mancanza di fermezza del clero nel promuovere la fede. Questo perché si potrebbe pensare che "la morale cattolica fosse meno facile da vivere per loro rispetto alla 'non-moralità' della nostra società fluida, ma proprio questa fluidità può essere destabilizzante a lungo andare per la mancanza di punti di riferimento che presenta".

E padre Iborra conclude: “Con grande sorpresa di molti della mia generazione, la liturgia tradizionale non è più considerata un esercizio intellettuale molto complicato, difficile da afferrare perché basato sul latino e sulla musica medievale”. Piuttosto, è la nuova liturgia che a volte viene percepita come troppo intellettuale, persino astratta, mentre il vecchio messale trasmette più emozioni, soprattutto attraverso i suoi numerosi riti concreti. Questi giovani non vogliono trovare in chiesa ciò che già conoscono nella società. Vogliono essere trasportati in un altro luogo, in Cielo!»

Mons. Lagrange, il compianto vescovo di Gap, osservava con umorismo che i giovani che scoprivano la Messa tradizionale in latino, con stupore, la chiamavano la "nuova Messa". Non si rendono conto di quanto abbiano ragione, perché è vero che la liturgia tridentina respira un senso di perenne novità. È questa liturgia eternamente giovane che voi, cari sentinelle parigine, difendete contro coloro che vogliono restringerla o sopprimerla, voi che recitate i vostri rosari al numero 10 di rue du Cloître-Notre-Dame, dal lunedì al venerdì, dalle 13:00. fino alle 13:30, presso Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, il mercoledì e il venerdì alle 17:00, di fronte a Notre-Dame du Travail, la domenica alle 18:15.

 
 

LA LITURGIA TRADICIONAL ATRAE A LOS JÓVENES CONVERSOS

SEMANA 245: LOS CENTINELAS CONTINÚAN SUS ORACIONES
EN DEFENSA DE LA MISA TRADICIONAL
DELANTE DE LA ARCHIDIÓCESIS DE PARÍS
 

La reciente peregrinación a Chartres, con sus dos “pulmones” —Notre-Dame de Chrétienté (20.000 peregrinos) y la Sociedad de San Pío X (6.500)— sigue representando la manifestación más significativa del «nuevo catolicismo». Los organizadores y los sacerdotes participantes afirman que la proporción de jóvenes conversos (ya sean recién bautizados o bautizados formalmente que están descubriendo la fe, su práctica y el catecismo) está aumentando constantemente.

¿Quiénes son? El padre Éric Iborra, vicario de la parroquia de Saint-Roch en París, intentó responder a esta pregunta en un artículo que publicó el año pasado, el 4 de febrero de 2025, en Lex orandi, titulado «Nuevos conversos: Un desafío pastoral y litúrgico» (Les nouveaux convertis, un défi pastoral et liturgique).

Como todos los párrocos, especialmente en París, destaca la creciente importancia de la preparación catequética, espiritual y moral de los numerosos adultos y adolescentes bautizados (21.000 este año en toda Francia, más del doble que el año pasado, incluyendo 810 en París, entre ellos más de 50 en Saint-Roch, cifra que se ha mantenido estable desde 2024). El aumento de estos bautismos «es motivo de celebración», escribe, «pero también de preocupación, ya que refleja en parte el considerable descenso del número de bautismos de niños» (desde el año 2000, ha caído de 400.000 a 200.000, con un descenso a 90.000 durante la pandemia de Covid, cuando la Conferencia Episcopal Francesa (CEF) prohibió su celebración). Algunos de estos jóvenes están en formación (estudios superiores, formación profesional), otros ya trabajan. No tienen complejos. «Estos jóvenes hablan con naturalidad de su búsqueda espiritual con sus compañeros». En un mundo sin rumbo, parecen buscar certezas. Son identitarios, en el mejor sentido de la palabra; en este caso, desean una verdadera identidad católica. De ahí el éxito del tradicionalismo entre ellos, no necesariamente de forma exclusiva, pero sí de manera desinhibida: «Donde sus mayores solían oponer salvedades respecto a la doctrina, ¡ellos exigen firmeza! Piden signos de exclamación, no de interrogación».

 En Saint-Roch, donde pueden elegir, el 80 % opta por el misal antiguo. «Calculo», continúa el padre Iborra, «que la proporción de catecúmenos bautizados en una ceremonia con el misal antiguo ronda el 15 % en nuestra diócesis. ¿Por qué?». La liturgia tradicional ofrece un mayor respiro frente a la banalidad de la vida cotidiana porque permite más espacio para lo sagrado, gracias al uso de una lengua específica, el latín, y su propia música, ya sea gregoriana o polifónica. No se trata tanto de estética, como podría pensarse, sino más bien de captar la belleza que emana de celebraciones arraigadas en una tradición milenaria. Esta liturgia facilita la comprensión de la dimensión vertical a la que llama la oración comunitaria cristiana. Además, su majestuosa lentitud invita al silencio interior sin obstaculizar la participación activa de los fieles, quienes a menudo se conmueven profundamente con sus ritos. A esto se suma una apreciación por el rigor doctrinal de la predicación. Pues los ritos orientan de su contenido: por ejemplo, las numerosas genuflexiones ante las especies consagradas transmiten de inmediato la realidad de la presencia real de Cristo en la Eucaristía. Podría decirse que la Misa Tradicional en latín es una «obra de arte total» dirigida a los sentidos, a la mente y, en última instancia, al alma.

En París, muchos de estos neófitos comenzaron su viaje con una investigación en línea. Encontraron conferencias o catecismos en línea (de los padres Laguérie o Raffray, por ejemplo, o del padre Paul-Adrien, un dominico). Luego buscaron una parroquia que resonara con ese mensaje y terminaron en Saint Roch, Saint-Nicolas o Saint Eugène.

Lex orandi, lex credendi , y viceversa. Les parece natural que a una liturgia «estructurada» corresponda una doctrina clara y exigente. «Sin embargo, hay relativamente pocos puntos de la doctrina católica que les resulten difíciles de aceptar». Y en cuanto a la moral: «Es evidente que la moral matrimonial no necesariamente se corresponde con su experiencia personal ni con la de quienes los rodean. Sin embargo, esto no representa un obstáculo como podríamos imaginar». Curiosamente, a menudo parecen lamentar la falta de firmeza del clero en la promoción de la fe.» Esto se debe a que uno podría pensar que «la moral católica es menos sencilla de vivir para ellos que la “no moral” de nuestra sociedad fluida, pero precisamente esta fluidez puede resultar inquietante a largo plazo por la falta de puntos de referencia que ofrece».

Y el padre Iborra concluye: «Para sorpresa de muchos de mi generación, la liturgia tradicional ya no se considera un ejercicio intelectual muy complicado, difícil de entender por estar basada en el latín y la música medieval. Más bien, es la nueva liturgia la que a veces se percibe como demasiado intelectual, incluso abstracta, mientras que el antiguo misal transmite más emociones, sobre todo por sus numerosos ritos muy concretos. Estos jóvenes no quieren encontrar en la iglesia lo que ya conocen en la sociedad. ¡Quieren ser transportados a otro lugar, al Cielo!»

Monseñor Lagrange, el difunto obispo de Gap, observó con humor que los jóvenes que descubrían la Misa tradicional, con asombro la llamaban la «nueva Misa». No se dan cuenta de lo acertados que están, pues es cierto que la liturgia tridentina respira una sensación de perpetua novedad. Es esta liturgia eternamente joven la que ustedes defienden, queridos centinelas parisinos, contra quienes quieren reducirla o suprimirla, ustedes que rezan el rosario en 10 rue du Cloître-Notre-Dame, de lunes a viernes, a partir de 13 a 13:30, en Saint-Georges de La Villette, 114 avenue Simon Bolivar, los miércoles y viernes a las 17 h, y frente a Notre-Dame du Travail, los domingos a las 18:15.

 

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