Notre lettre 1357 publiée le 14 avril 2026
DE ROME À SUBIACO
UN PREMIER GRAND PÈLERINAGE TRADITIONNEL EN ITALIE
DU 25 AU 27 AVRIL 2026
ET POURQUOI
N'Y PARTICIPERIEZ-VOUS PAS ?

Alors que de grands pèlerinages traditionnels existent depuis des années, à la suite du pèlerinage de Chartres, dans plusieurs pays européens (Espagne, Portugal, Belgique), et extra-européens (Argentine, Australie...), ainsi que dans un nombre croissant de provinces françaises (Bretagne, Béarn, Normandie, Savoie, Charente, Poitou, Anjou, Provence, Lyonnais etc.), l’Italie restait quelque peu à l’écart du mouvement. Cette année, un premier grand pèlerinage de Tradition est annoncé entre Rome et Subiaco, du 25 au 27 avril prochain. Ses créateurs ont été interrogés dans la presse catholique espagnole.
Un pèlerinage inspiré par Covadonga et la Reconquista
C’est en effet au pèlerinages de Covadonga que les trois organisateurs – des jeunes, dont un qui n’a découvert la messe traditionnelle qu’il y a deux ans, ont décidé d’organiser un m^me témoignage de Foi et de piété dans leur pays : « l'idée de ce pèlerinage est née de notre participation, avec d'autres jeunes, au pèlerinage éponyme du NSC-Espagne, d'Oviedo à Covadonga. Après ces trois jours de marche, vécus aux côtés de nombreux jeunes catholiques traditionalistes, sur les traces des héros de la Reconquista et bénis par la messe traditionnelle, nous avons décidé que cette belle forme d'évangélisation – le chemin de la foi qui, depuis des millénaires, convertit des catholiques à travers l'Europe – devait aussi s'implanter en Italie, et plus particulièrement à Rome. Les organisateurs sont Giacomo Mollo , Nicolò Toppi et moi-même , tous deux laïcs pratiquants, mais soutenus par un formidable groupe de jeunes bénévoles ».
Le pèlerinage a lieu en avril – afin de ne pas empiéter sur ceux de Chartres (mai/juin), Covadonga (juillet), Lujan (août) et Fatima en septembre. A quelques exceptions près (pèlerinage de la Salette mi-mars, marches des hommes autour de la Saint-Joseph, la plupart des pèlerinages locaux de Tradition s’organisent eux aussi de mi-avril à mi-octobre, notamment pour avoir des conditions climatiques correctes)

Un parcours de Rome à Subiaco très symbolique
Les organisateurs détaillent le parcours et les dates choisies : « quel meilleur point de départ que Rome, capitale de la chrétienté et de l'Église catholique universelle, et plus particulièrement la basilique Sainte-Marie-Majeure, qui abrite le lieu de naissance du Rédempteur ?
Nous emprunterons ensuite la voie Appienne, foulée par saint Paul ; nous traverserons Castel Gandolfo, résidence historique des papes ; et nous arriverons à Genazzano le deuxième jour, où nous rendrons hommage à Notre-Dame du Bon Conseil, à laquelle vouent une grande dévotion à de nombreux catholiques, notamment les Augustins et, en particulier, le pape Léon XIV.
Nous avons choisi de quitter Rome le 25 avril, jour de la fête de saint Marc l'Évangéliste, l'aîné des quatre évangélistes et le seul à avoir écrit son Évangile à Rome, d'après le témoignage du Père de l'Église et premier pape, saint Pierre, dont il fut le disciple. Le 26 avril, deuxième jour du pèlerinage, nous serons en revanche à Genazzano, à l'occasion de la fête de Notre-Dame du Bon Conseil, lieu où est conservée l'image sacrée ».
Sur le site du pèlerinage, le parcours (91 km) est détaillé, avec une première étape de Rome à Nemi (34 km), une seconde de Nemi à Genazzano (32 km), une troisième de Genazzano à Subiaco pour une arrivée là-bas à 15 heures et un retour en car vers Rome à 18h. Le site propose aussi une préparation physique aux pèlerins.
Même organisation qu’au pélé de Chartres, mais grande inconnue pour la participation
Comme le pèlerinage de Chartres et d’autres, la même organisation a été choisie par les organisateurs : « nous avons conservé une structure similaire, divisée en chapitres, étapes et camps, avec des haltes en cours de route et des repas organisés », mais le nombre d’inscrits pour cette première édition, dans un pays où il n’y a pas encore de culture des pèlerinages traditionnels, au contraire de la France, reste une inconnue. D’ailleurs, les organisateurs sont prudents : « Comme il s'agit de la première année, nous ne prévoyons pas une forte participation. Nous venons également de vivre une Année jubilaire qui a mobilisé les catholiques du monde entier ».
Notre Objectif : faire découvrir la messe traditionnelle
Les organisateurs ont invité les communautés traditionnelles et des prêtres diocésains et à ce jour plus de quinze prêtres participeront à ce premier pèlerinage. « Le pèlerinage reste ouvert à tous et la participation est accessible aussi – et surtout – à ceux qui ne connaissent pas la messe ancienne et la liturgie traditionnelle, car l’un de nos principaux objectifs est précisément de faire découvrir le rite ancien à ceux qui l’abordent pour la première fois.
Comme j'ai moi-même pu le constater, le pèlerinage est une expérience transformatrice qui offre le temps et l'espace nécessaires pour réfléchir à la manière de mieux vivre sa foi, d'autant plus lorsque le voyage est accompagné de la Sainte Messe – l'ancienne – qui, par sa beauté et sa solennité, ne laisse personne indifférent ».
On pourra regretter que l’initiative italienne n’a pas fait l’objet de plus de communication Pourtant, comme le rappelle le blog italien, « Cet événement est important car il marque également la naissance en Italie de l'initiative des pèlerinages sous la protection divine de Notre-Dame de Chrétienté ».
Le pèlerinage dispose d’un site assez complet, en italien ; les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 avril, à hauteur de 30 euros pour les enfants, 40 euros pour les jeunes de 18 à 30 ans, 50 euros sinon, et dix euros pour le bus retour de Subiaco à Rome. L’inscription est évidemment gratuite pour le clergé.

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